Première mention du fief XIe siècle (≈ 1150)
Fief rattaché à Lisois d’Amboise, sénéchal d’Anjou.
XIVe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour XIVe siècle (≈ 1450)
Datation estimée du vestige actuel.
1920
Acquisition par la ville
Acquisition par la ville 1920 (≈ 1920)
Loches achète la tour.
2 février 1926
Classement monument historique
Classement monument historique 2 février 1926 (≈ 1926)
Protection officielle du vestige.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de Mauvières (cad. BH 91) : classement par arrêté du 2 février 1926
Personnages clés
Lisois d’Amboise - Sénéchal d’Anjou
Propriétaire du fief au XIe siècle.
Foulques Nerra - Seigneur de Loches
Suzerain de Lisois d’Amboise.
Origine et histoire de la Tour de Mauvières
La Tour de Mauvières est le dernier vestige d’un château médiéval situé à l’extrémité d’un éperon rocheux sur la commune de Loches, en Indre-et-Loire, à deux kilomètres au sud du château principal. Ce site stratégique, intégré au système défensif de la ville, verrouillait l’entrée d’un vallon au sud, jouant le rôle de poste avancé.
Le fief de Mauvières, rattaché au domaine de Loches, est attesté depuis le XIe siècle. Il appartenait alors à Lisois d’Amboise, sénéchal d’Anjou et proche de Foulques Nerra, seigneur du château voisin. La tour actuelle, seule structure subsistante, daterait du XIVe siècle. Ses cinq étages, aujourd’hui dépourvus d’aménagements intérieurs, conservent des traces de planchers et de cheminées. Les murs, en grand appareil de pierre calcaire, encadrent un blocage de moellons irréguliers.
Acquise par la ville de Loches en 1920, la tour fut classée monument historique en 1926. Du château d’origine, il ne reste que quelques pans de murs et des galeries creusées dans le coteau, dont une, selon la tradition locale, reliait le site au château de Loches. Ces vestiges témoignent de l’importance stratégique du lieu dans le réseau défensif médiéval de la région.
L’architecture de la tour, bien que partiellement ruinée (disparition de la toiture et des étages supérieurs), illustre les techniques de construction militaire du Moyen Âge. Son état actuel permet d’étudier les systèmes de chauffage et de cloisonnement interne, typiques des donjons de l’époque. La tour est aujourd’hui propriété communale et fait l’objet d’une protection patrimoniale.