Tour de Montady dans l'Hérault

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour de Montady

  • 1-5 Rue de la Tour
  • 34310 Montady
Tour de Montady
Tour de Montady
Tour de Montady
Tour de Montady
Tour de Montady
Crédit photo : Toutaitanous - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1097
Première mention du castrum
1134
Mention du castrum de Montaditi
XIIe siècle
Construction de la tour
1389
Cosseigneurs de la tour
1643
Vente de la seigneurie
21 mars 1960
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour (cad. E 281) : inscription par arrêté du 21 mars 1960

Personnages clés

Famille de Séguier Famille ayant possédé la moitié de la seigneurie du XIIe au XIVe siècle.
Charles de Thézan Baron de Saint-Géniez ayant vendu sa part de la seigneurie en 1643.

Origine et histoire de la Tour

La tour de Montady, donjon implanté sur la commune de Montady (Hérault, Occitanie), se dresse au sud‑ouest du village, entre la rue de la Tour et la rue Marcelle Huc et Résistants, sur le point culminant d’un promontoire rocheux face à l’étang de Montady et à l’oppidum d’Ensérune. Isolée de tout édifice voisin, elle paraît avoir été, dès l’origine, un ouvrage détaché du castrum local, le castrum de Montadino étant mentionné dès 1097 et celui de Montaditi en 1134. La seigneurie dépendait en partie du seigneur de Capestang; la famille de Séguier, de Narbonne, posséda la moitié de la seigneurie du XIIe au XIVe siècle. En 1389 figuraient trois cosseigneurs, et en 1643 Charles de Thézan, baron de Saint‑Géniez, vendit sa part au chapitre de Saint‑Nazaire de Béziers. La tour est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 21 mars 1960.

De plan carré, elle mesure environ 6 m de côté pour une hauteur de 20 m, avec des murs d’un mètre d’épaisseur. La tour compte trois niveaux; deux étages sont voûtés en berceau plein cintre. Aucun escalier n’est conservé : l’accès aux étages supérieurs se réalisait par échelles, via des ouvertures ménagées dans les voûtes. La porte basse n’est pas ancienne. La partie supérieure montre les vestiges d’un ancien crénelage, soulignés par une rangée de trous de boulins à la base des merlons, indice probable d’une galerie en bois ou d’un hourd en encorbellement; cette élévation a été reprise postérieurement, de sorte que la tour est aujourd’hui plus haute qu’à l’origine. Quelques archères complétaient son système de défense.

Liens externes