Frise chronologique
milieu XIIe siècle (vers 1150)
Construction par les Templiers
Construction par les Templiers
milieu XIIe siècle (vers 1150) (≈ 1250)
Édification de la tour octogonale.
1780
Devenue propriété privée
Devenue propriété privée
1780 (≈ 1780)
Abandon progressif du site.
28 mars 1994
Classement Monument historique
Classement Monument historique
28 mars 1994 (≈ 1994)
Inscription officielle après mention en 1840.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour (cad. ZN 20) : inscription par arrêté du 28 mars 1994
Personnages clés
| Templiers - Ordre militaire et religieux |
Bâtisseurs et premiers propriétaires. |
| Hospitaliers - Successeurs des Templiers |
Gestion ultérieure via la commanderie. |
| Abbé Amédée Guillotin de Corson - Historien (1902) |
Auteur d’une étude sur les Templiers. |
Origine et histoire
La Tour de Montbran, élevée au milieu du XIIe siècle par les Templiers, appartenait à la commanderie de La Noué (ou Temple de la Caillibotière). Située à Pléboulle sur un éperon rocheux, elle contrôlait un passage stratégique de la rivière Frémur et une voie romaine. Son plan octogonal irrégulier, inscrit dans un carré, s’appuie sur les reliefs naturels, une particularité architecturale rare pour l’époque.
À l’origine, la tour était entourée d’un revêtement de terre aujourd’hui disparu, typique des mottes castrales. Devenue propriété privée en 1780, elle fut abandonnée et se réduit désormais à un donjon en ruine. Malgré son état, elle témoigne de l’implantation templière en Bretagne, liée à la commanderie d’Yvignac-la-Tour.
Classée Monument historique en 1994 (bien que mentionnée dès 1840), la tour illustre l’héritage des ordres militaires médiévaux. Son historique repose sur des sources comme les travaux de l’abbé Guillotin de Corson (1902) ou les archives de la base Mérimée. Aujourd’hui, son accès reste restreint, préservant un site à la fois mystérieux et emblématique du patrimoine breton.
Les Templiers, puis les Hospitaliers, y ont marqué leur présence, comme en attestent les toponymes locaux (Temple de Tréhen). La tour servait probablement de poste de surveillance et de contrôle des axes de communication, rôle clé dans l’organisation féodale de la région.