Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Tour de Montbran de Pléboulle en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour de Montbran de Pléboulle

    D14
    22550 Pléboulle
Propriété privée
Tour de Montbran de Pléboulle
Tour de Montbran de Pléboulle
Tour de Montbran de Pléboulle
Tour de Montbran de Pléboulle
Crédit photo : Dolly11 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
milieu XIIe siècle (vers 1150)
Construction par les Templiers
1780
Devenue propriété privée
28 mars 1994
Classement Monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La tour (cad. ZN 20) : inscription par arrêté du 28 mars 1994

Personnages clés

Templiers - Ordre militaire et religieux Bâtisseurs et premiers propriétaires.
Hospitaliers - Successeurs des Templiers Gestion ultérieure via la commanderie.
Abbé Amédée Guillotin de Corson - Historien (1902) Auteur d’une étude sur les Templiers.

Origine et histoire

La Tour de Montbran, élevée au milieu du XIIe siècle par les Templiers, appartenait à la commanderie de La Noué (ou Temple de la Caillibotière). Située à Pléboulle sur un éperon rocheux, elle contrôlait un passage stratégique de la rivière Frémur et une voie romaine. Son plan octogonal irrégulier, inscrit dans un carré, s’appuie sur les reliefs naturels, une particularité architecturale rare pour l’époque.

À l’origine, la tour était entourée d’un revêtement de terre aujourd’hui disparu, typique des mottes castrales. Devenue propriété privée en 1780, elle fut abandonnée et se réduit désormais à un donjon en ruine. Malgré son état, elle témoigne de l’implantation templière en Bretagne, liée à la commanderie d’Yvignac-la-Tour.

Classée Monument historique en 1994 (bien que mentionnée dès 1840), la tour illustre l’héritage des ordres militaires médiévaux. Son historique repose sur des sources comme les travaux de l’abbé Guillotin de Corson (1902) ou les archives de la base Mérimée. Aujourd’hui, son accès reste restreint, préservant un site à la fois mystérieux et emblématique du patrimoine breton.

Les Templiers, puis les Hospitaliers, y ont marqué leur présence, comme en attestent les toponymes locaux (Temple de Tréhen). La tour servait probablement de poste de surveillance et de contrôle des axes de communication, rôle clé dans l’organisation féodale de la région.

Liens externes