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Tour de Montcuq à Montcuq dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour de Montcuq

    1-17 Allée des Platanes
    46800 Montcuq-en-Quercy-Blanc
Propriété de la commune
Tour de Montcuq
Tour de Montcuq
Tour de Montcuq
Tour de Montcuq
Tour de Montcuq
Tour de Montcuq
Tour de Montcuq
Tour de Montcuq
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1900
2000
1229
Traité de Paris
1274
Rattachement à la France
XIIe - début XIIIe siècle
Construction du donjon
25 juillet 1904
Classement monument historique
2009
Restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La tour : classement par arrêté du 25 juillet 1904

Personnages clés

Gourdon de Castelnau - Seigneurs de Montcuq Propriétaires et bâtisseurs du donjon.
Simon de Montfort - Chef croisé Occupa et pilla Montcuq.
Raymond VII de Toulouse - Comte de Toulouse Vassal des seigneurs de Montcuq.

Origine et histoire

La tour de Montcuq, édifiée au XIIe siècle et au début du XIIIe, est un donjon rectangulaire de 12 m sur 8,50 m, flanqué d’une tourelle carrée abritant un escalier en vis. Symbole d’autorité, il servait de résidence seigneuriale, de lieu de commandement et de système défensif pour les seigneurs de Montcuq, les Gourdon de Castelnau, vassaux des comtes de Toulouse. Ce monument, épargné malgré les destructions ordonnées après la croisade des Albigeois (traité de Paris, 1229), illustre l’architecture romane militaire.

Pendant la croisade des Albigeois, Montcuq fut le théâtre de combats sanglants. Les troupes de Simon de Montfort occupèrent et pillèrent le site. Malgré les traités de Meaux (1124) et de Paris (1229) ordonnant la destruction des fortifications, le donjon fut préservé. En 1274, la seigneurie de Montcuq fut rattachée au royaume de France. Au XVe siècle, après la Guerre de Cent Ans et des épidémies, Montcuq perdit son influence régionale.

Le donjon se compose de quatre salles superposées, accessibles par un escalier en vis. La salle basse, voûtée en berceau, servait de stockage ou de prison, tandis que les étages supérieurs abritaient les appartements seigneuriaux et une salle d’audience. La plateforme offrait une vue stratégique sur la vallée de la Barguelonne, axe majeur entre Quercy et Agenais, et sur les chemins de pèlerinage vers Compostelle, Rocamadour ou Conques.

Classée monument historique en 1904, la tour a subi des restaurations en 2009, incluant la reconstruction de la voûte effondrée et l’ajout de planchers en chêne. Une exposition permanente, Histoire d’une tour, y relate son passé. Les remparts environnants, détruits après les traités du XIIIe siècle, n’ont laissé que quelques vestiges.

La tour incarnait le pouvoir des seigneurs de Montcuq, tout en jouant un rôle clé dans la surveillance des voies commerciales et religieuses. Son architecture, typique de l’art roman, reflète les enjeux politiques et militaires du Quercy médiéval, entre fidélité aux comtes de Toulouse et intégration progressive au domaine royal français.

Liens externes