Frise chronologique
1229
Traité de Paris
Traité de Paris
1229 (≈ 1229)
Destruction partielle, donjon épargné.
1274
Rattachement à la France
Rattachement à la France
1274 (≈ 1274)
Fin de la vassalité toulousaine.
XIIe - début XIIIe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon
XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1304)
Édifié par les seigneurs de Montcuq.
25 juillet 1904
Classement monument historique
Classement monument historique
25 juillet 1904 (≈ 1904)
Protection officielle de la tour.
2009
Restauration
Restauration
2009 (≈ 2009)
Voûte et planchers reconstruits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour : classement par arrêté du 25 juillet 1904
Personnages clés
| Gourdon de Castelnau - Seigneurs de Montcuq |
Propriétaires et bâtisseurs du donjon. |
| Simon de Montfort - Chef croisé |
Occupa et pilla Montcuq. |
| Raymond VII de Toulouse - Comte de Toulouse |
Vassal des seigneurs de Montcuq. |
Origine et histoire
La tour de Montcuq, édifiée au XIIe siècle et au début du XIIIe, est un donjon rectangulaire de 12 m sur 8,50 m, flanqué d’une tourelle carrée abritant un escalier en vis. Symbole d’autorité, il servait de résidence seigneuriale, de lieu de commandement et de système défensif pour les seigneurs de Montcuq, les Gourdon de Castelnau, vassaux des comtes de Toulouse. Ce monument, épargné malgré les destructions ordonnées après la croisade des Albigeois (traité de Paris, 1229), illustre l’architecture romane militaire.
Pendant la croisade des Albigeois, Montcuq fut le théâtre de combats sanglants. Les troupes de Simon de Montfort occupèrent et pillèrent le site. Malgré les traités de Meaux (1124) et de Paris (1229) ordonnant la destruction des fortifications, le donjon fut préservé. En 1274, la seigneurie de Montcuq fut rattachée au royaume de France. Au XVe siècle, après la Guerre de Cent Ans et des épidémies, Montcuq perdit son influence régionale.
Le donjon se compose de quatre salles superposées, accessibles par un escalier en vis. La salle basse, voûtée en berceau, servait de stockage ou de prison, tandis que les étages supérieurs abritaient les appartements seigneuriaux et une salle d’audience. La plateforme offrait une vue stratégique sur la vallée de la Barguelonne, axe majeur entre Quercy et Agenais, et sur les chemins de pèlerinage vers Compostelle, Rocamadour ou Conques.
Classée monument historique en 1904, la tour a subi des restaurations en 2009, incluant la reconstruction de la voûte effondrée et l’ajout de planchers en chêne. Une exposition permanente, Histoire d’une tour, y relate son passé. Les remparts environnants, détruits après les traités du XIIIe siècle, n’ont laissé que quelques vestiges.
La tour incarnait le pouvoir des seigneurs de Montcuq, tout en jouant un rôle clé dans la surveillance des voies commerciales et religieuses. Son architecture, typique de l’art roman, reflète les enjeux politiques et militaires du Quercy médiéval, entre fidélité aux comtes de Toulouse et intégration progressive au domaine royal français.