Construction initiale XIIIe siècle (≈ 1350)
Donjon et enceinte primitive édifiés.
1392
Première mention écrite
Première mention écrite 1392 (≈ 1392)
Inféodation à Claude de Montmayeur.
1447
Transmission seigneuriale
Transmission seigneuriale 1447 (≈ 1447)
Humbert et Claude de Montmayeur investis.
XVIe siècle
Transformations majeures
Transformations majeures XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout escalier à vis et logis rectangulaire.
21 août 1983
Classement partiel
Classement partiel 21 août 1983 (≈ 1983)
Donjon et logis inscrits monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le donjon et le logis (cad. B 790, 792, 1372) : inscription par arrêté du 21 août 1983
Personnages clés
Claude de Montmayeur - Seigneur inféodataire
Reçoit la tour en 1392.
Humbert de Montmayeur - Co-seigneur avec son frère
Investi en 1447 avec Claude.
Famille de Villette - Ancien propriétaire présumé
Possession avant les Montmayeur.
Origine et histoire
La tour de Montmayeur, située à Aime-la-Plagne (Savoie), est une ancienne maison forte dont les éléments les plus anciens remontent au XIIIe siècle. Elle était entourée d’une enceinte rectangulaire flanquée de tours rondes, et son donjon carré, haut de 19,30 mètres, domine un logis quadrangulaire. Ce donjon, épais de 2,40 mètres, était équipé de mâchicoulis et de couleuvrinières, tandis que des transformations majeures au XVIe siècle y ajoutèrent un escalier à vis et un corps de logis rectangulaire. La tour commandait un pont à péage sur l’Isère, jouant un rôle clé dans la défense du bourg.
La tour est citée pour la première fois en 1392, lorsque Claude de Montmayeur en reçoit l’inféodation, puis en 1447, quand Humbert de Montmayeur et son frère Claude en deviennent les seigneurs. Elle faisait partie d’un réseau défensif incluant la tour du Maney, une tour carrée sur l’autre rive de l’Ormente, et la tour ronde de Poëncet, le tout sous la protection du château de Saint-Sigismond. La famille de Villette semble en avoir été propriétaire avant les Montmayeur.
Au XVIe siècle, des aménagements intérieurs créèrent une salle basse voûtée et une salle dite du « prétoire », dotée d’un plafond à la française mouluré. Les matériaux utilisés, comme les cailloux roulés de l’Isère noyés dans un mortier de chaux, reflètent les techniques locales. La tour, partiellement classée monument historique en 1983, conserve des vestiges de son enceinte, dont une tour ronde. Aujourd’hui, ses hourds, créneaux et toiture ont été reconstitués, tandis que son escalier à vis et ses ouvertures datent de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle.
Son emplacement stratégique, près de la voie ferrée et de la rue de la Gare, souligne son importance historique comme point de contrôle et de perception de péages. Les sources mentionnent également son lien avec les possessions de la famille de Villette, bien que les détails sur cette période restent fragmentaires.
Les transformations du XVIe siècle, comme l’ajout d’une tour d’escalier ronde et de pièces plus ajourées, marquent son évolution d’une forteresse médiévale vers une résidence seigneuriale. Les éléments protégés depuis 1983 (donjon et logis) témoignent de cette double vocation, à la fois militaire et résidentielle.
Enfin, la tour de Montmayeur illustre l’architecture militaire savoyarde, mêlant fonctions défensives et adaptations aux besoins seigneuriaux. Son histoire, liée à des familles nobles locales, en fait un témoin des dynamiques politiques et sociales de la Tarentaise entre Moyen Âge et Renaissance.
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