Frise chronologique
1231
Première mention du castrum
Première mention du castrum
1231 (≈ 1231)
Mention écrit du *castrum* de La Roque.
1258
Héritage de Pons II de Gourdon
Héritage de Pons II de Gourdon
1258 (≈ 1258)
Fortanier II lègue le castrum à son fils.
1280
Hommage à l'évêque de Cahors
Hommage à l'évêque de Cahors
1280 (≈ 1280)
Hugues de La Roque rend hommage.
1297
Vente des droits à Guillaume de Jean
Vente des droits à Guillaume de Jean
1297 (≈ 1297)
Transaction avec un bourgeois de Cahors.
1300
Seigneurie de Bertrand II de La Roque
Seigneurie de Bertrand II de La Roque
1300 (≈ 1300)
Petit-fils d’Hugues, co-seigneur de Gourdon.
23 avril 1979
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
23 avril 1979 (≈ 1979)
Protection officielle de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de péage (ruines) (cad. A 580) : inscription par arrêté du 23 avril 1979
Personnages clés
| Fortanier II de Gourdon - Seigneur de Gourdon |
Possesseur du castrum en 1231-1260. |
| Pons II de Gourdon - Fils de Fortanier II |
Héritier du castrum en 1258. |
| Hugues de La Roque - Frère de Pons II |
Rend hommage à l’évêque en 1280. |
| Bertrand II de La Roque - Seigneur de La Roque et Saint-Cirq |
Co-seigneur de Gourdon en 1300. |
| Guillaume de Jean - Bourgeois de Cahors |
Acheteur des droits en 1297. |
Origine et histoire
La tour de péage de Laroque-des-Arcs, située dans le Lot en région Occitanie, a été construite dans la première moitié du XIIIe siècle. Elle fait partie du castrum de La Roque, mentionné pour la première fois en 1231, puis en 1237 sous la possession de Fortanier II de Gourdon (†1260/1261). Ce dernier en a fait héritage à son fils Pons II de Gourdon en 1258. En 1280, Hugues de La Roque, frère de Pons II, rend hommage pour ce fief à l’évêque de Cahors, confirmant son importance stratégique et seigneuriale.
En 1297, Fortanier de Gourdon vend ses droits sur La Roque à Guillaume de Jean, un bourgeois de Cahors, suggérant une fragmentation de la seigneurie. La tradition locale évoque l’usage de la tour comme point de perception de l’octroi, bien qu’aucun texte ne l’atteste formellement. En 1300, Bertrand II de La Roque, petit-fils d’Hugues, est seigneur de La Roque et de Saint-Cirq, et co-seigneur de Gourdon. Il signe en 1305 un accord avec les consuls de Cahors, accordant un libre passage sur ses terres contre 500 livres.
La seigneurie de La Roque reste dans la famille de Gourdon jusqu’au XVIIe siècle, passant notamment par des alliances matrimoniales, comme celle de Gilette de Gourdon avec Antoine-Jean de Fontanges en 1601. La tour, implantée sur un éperon rocheux dominant le Lot, est aujourd’hui en ruines, ne conservant que son premier niveau et des traces d’anciens bâtiments adossés. Elle a été inscrite aux monuments historiques le 23 avril 1979.
Architecturalement, la tour présente un plan carré de 6,60 mètres de côté, avec des murs de près de 2 mètres d’épaisseur. Une porte à double rangée de trous d’encastrement suggère un accès en charpente, tandis qu’une fente de jour étroite perce la face ouest. Les traces de bâtiments disparus, semi-troglodytiques, attestent d’une occupation plus large du site. Son rôle supposé de tour de péage reflète son positionnement stratégique sur une voie de circulation fluviale majeure.
Les sources historiques soulignent l’importance du castrum de La Roque comme point de contrôle et de pouvoir, partagé entre plusieurs membres de la famille de Gourdon. L’hommage rendu à l’évêque de Cahors en 1280 et les transactions ultérieures illustrent les dynamiques féodales et économiques de la région. La tour, bien que partiellement effondrée, reste un témoignage des systèmes de perception médiévales et de l’organisation seigneuriale en Quercy.