Tour de péage de Laroque-des-Arcs à Laroque-des-Arcs dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour de péage de Laroque-des-Arcs

  • 51-65 Rue de la Tour de Péage
  • 46090 Bellefont-La Rauze
Tour de péage de Laroque-des-Arcs
Tour de péage de Laroque-des-Arcs
Tour de péage de Laroque-des-Arcs
Tour de péage de Laroque-des-Arcs
Tour de péage de Laroque-des-Arcs
Tour de péage de Laroque-des-Arcs
Crédit photo : Torsade de Pointes - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1231
Première mention du castrum
XIIe siècle
Construction initiale
1258
Transmission à Pons II
1280
Hommage à l'évêque
1297
Vente des droits
1300
Seigneurie partagée
1305
Accord avec Cahors
Milieu du XIIIe siècle
Construction de la tour
XVe siècle
Héritage de Jean III
1601
Mariage et transmission
1979
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour de péage (ruines) (cad. A 580) : inscription par arrêté du 23 avril 1979

Personnages clés

Fortanier II de Gourdon Propriétaire du castrum au milieu du XIIIe siècle.
Pons II de Gourdon Fils de Fortanier II, héritier du castrum.
Hugues de La Roque Frère de Pons II, rend hommage à l'évêque de Cahors.
Bertrand II de La Roque Seigneur de La Roque et co-seigneur de Gourdon.
Jean III de Penne Hérite et lègue le castrum de La Roque.
Gilette de Gourdon Transmet la seigneurie par mariage à Antoine-Jean de Fontanges.

Origine et histoire de la Tour de péage

La tour de péage, située à Laroque-des-Arcs dans le Lot (Occitanie), est un monument historique en ruines. Elle se présente sous la forme d'une tour carrée implantée sur un escarpement dominant un méandre du Lot et ne conserve ni plafond ni toiture. Elle servait au contrôle d'un péage sur le Lot, usage souvent rapporté par la tradition mais non confirmé par les textes. Le castrum de La Roque est mentionné en 1231 puis en 1237. La tour est datée du XIIIe siècle, certaines sources la situant dans la première moitié du siècle tandis que d'autres la placent au milieu du XIIIe siècle. Au milieu du XIIIe siècle, le castrum appartient à Fortanier II de Gourdon, qui en 1258 le réserve à son fils Pons II de Gourdon. En 1280, Hugues de La Roque, frère de Pons II, rend hommage à l'évêque de Cahors pour ce fief, sans que l'on sache précisément quel édifice était visé. En 1297, un autre Fortanier de Gourdon vend ses droits sur La Roque à Guillaume de Jean, bourgeois de Cahors. La seigneurie paraît avoir été partagée entre plusieurs membres de la famille de Gourdon : en 1300, Bertrand II de La Roque, petit-fils d'Hugues, est seigneur de La Roque et de Saint-Cirq et co-seigneur de Gourdon. En 1305, Bertrand II conclut un accord avec les consuls de Cahors accordant aux carduciens le libre passage sur ses terres contre le paiement de 500 livres. La tradition locale attribue à Bertrand de Gourdon l'utilisation de la tour comme point de perception de l'octroi, sans preuve documentaire de cet usage. Au XVe siècle, Jean III de Penne, issu des familles de La Roque et de Penne, hérite de Cénevières et apparaît comme coseigneur de Gourdon et seigneur de Cénevières, de La Roque et de Puylagarde ; il lègue le castrum de La Roque et la borie de Polminhac à son fils Pierre. La seigneurie reste dans la famille de Gourdon jusqu'au début du XVIIe siècle, après le mariage de Gilette de Gourdon avec Antoine-Jean de Fontanges en mars 1601. Les biens passent ensuite à son neveu Charles de Fontanges, puis à la fille de celui-ci, Juliette de Fontanges, qui épouse Gaspard de Monclar, seigneur de Montbrun. Leur fils Jean-Charles de Monclar épouse Magdeleine de Chapt-Rastignac en 1694 mais meurt en 1696 ; Magdeleine apporte le fief de Laroque-des-Arcs et la borie de Polminhac à son second mariage en 1700 avec Antoine de Lagrange-Gourdon, marquis de Lavercantière. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques le 23 avril 1979.

Liens externes