Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Tour de l'Horloge Tour Porte-de-ville

Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot

  • Rue de Pujols
  • 47300 Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Tour de Pujols de Villeneuve-sur-Lot
Crédit photo : Lilipiapia - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1259
Construction de l'enceinte
1264
Fondation de la bastide
Fin du XIVe siècle
Refonte des fortifications
Troisième quart du XVIe siècle
Réparations des fortifications
1783
Démolition de la tour de Puy-Merle
1908
Restauration des tours
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tours de Pujols et de Paris : classement par arrêté du 4 janvier 1901

Personnages clés

Alphonse de Poitiers Fondateur de la bastide et commanditaire de l'enceinte médiévale.
Jean de Bourbon Responsable de la refonte des fortifications à la fin du XIVe siècle.
Capitaine Despeyroux Dirigea les réparations des fortifications au XVIe siècle.
Henri Rapine Architecte ayant restauré les tours au début du XXe siècle.

Origine et histoire de la Tour de Pujols

À Villeneuve-sur-Lot subsistent deux anciennes portes de l'enceinte médiévale, connues sous les noms de tours de Pujols et de Paris. La bastide a été fondée par Alphonse de Poitiers en 1264 ; selon F. de Mazet, Alphonse aurait fait édifier une enceinte dès 1259, des tours antérieures ayant servi d'appuis. Chaque porte se présente comme un passage voûté surmonté de deux étages et coiffé d'une haute tour carrée pourvue de mâchicoulis et d'une toiture à quatre pans. Les étages supérieurs sont couronnés par un chemin de ronde crénelé et chaque niveau comporte une salle éclairée, du côté de la ville, par une baie géminée. Un escalier en bois reliait probablement le premier au second étage, tandis qu'un escalier en pierre aménagé dans un angle de la tour permettait d'accéder au chemin de ronde ; sa partie supérieure émergeait au-dessus de la toiture et servait de guet. La charpente, portée par des piliers en briques, prolonge son chevronnage jusqu'au parapet crénelé. L'élévation supérieure des tours est en briques et pierres, postérieure à la partie inférieure qui forme le passage de la porte. Le second étage abrite la chambre de l'horloge municipale, dont la sonnerie est suspendue dans un campanile du XIXe siècle qui couronne aujourd'hui l'édifice. Fernand de Mazet décrit l'enceinte comme un mur de dix mètres de haut et de deux mètres d'épaisseur, avec des assises en pierres de moyen appareil jusqu'à deux mètres au-dessus du fossé et des élévations en briques jusqu'aux créneaux ; les portes partageaient ce dispositif, leurs hauteurs étant en briques jusqu'aux mâchicoulis. Les fossés étaient alimentés par plusieurs ruisseaux se jetant dans le Lot et, sur les deux rives, l'enceinte comportait de nombreuses portes et poternes ainsi qu'un pont autrefois fortifié. L'enceinte rive gauche mesurait environ 1 020 mètres et celle rive droite 960 mètres. Les fortifications ont été refaites par Jean de Bourbon au quatrième quart du XIVe siècle et réparées sous la direction du capitaine Despeyroux au troisième quart du XVIe siècle ; elles furent par la suite renforcées par des demi-lunes et des éperons en terre. La ville a résisté à des attaques, notamment en 1429 face aux Anglais et lors d'une tentative de prise en 1585 conduite par Marguerite, sans que la cité ne tombe. Au cours du XVIIe siècle et de la Fronde, les fortifications subirent encore des épisodes de siège et d'aménagement ; les fossés furent comblés puis plantés d'ormes au XVIIIe siècle, et la tour de Puy-Merle fut démolie après une crue en 1783. Un relevé de 1792 montre des remparts peu entretenus et ponctuellement interrompus par des façades de maisons. Les portes de Paris et de Pujols ont été classées au titre des monuments historiques et restaurées au début du XXe siècle, avec une intervention de l'architecte Henri Rapine en 1908. Ces deux tours sont les principaux vestiges visibles de l'ancienne enceinte de Villeneuve-sur-Lot.

Liens externes