Construction de la tour XIIe siècle (≈ 1250)
Tour carrée romane en pierre d'appareil.
1969
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1969 (≈ 1969)
Inscription par arrêté du 3 décembre.
début XXe siècle
Restauration de l'église
Restauration de l'église début XXe siècle (≈ 2004)
Réemploi d'un portail roman du XIIe.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour dite Tour Saint-Géraud (cad. AX 143) : inscription par arrêté du 3 décembre 1969
Personnages clés
Seigneurs turricoles - Gardiens des silos
Protégeaient le grain dans les tours.
Grasset d'Orcet - Historien local
A nommé les seigneurs turricoles.
Origine et histoire de la Tour
La tour de Saint-Simon, anciennement appelée tour de Saint-Sigismond, est une tour carrée de style roman construite au XIIe siècle en pierre d'appareil. Elle était intégrée à un réseau de tours dépendant de l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac. Son accès, situé au troisième étage, se faisait par un échafaudage en bois amovible, renforçant sa fonction défensive. Les étages étaient reliés par des trappes, des échelles ou un escalier à vis dans l'épaisseur du mur. À l'origine, ces tours servaient à signaler les incursions vikings via des feux allumés sur leur terrasse sommitale, non couverte.
La tour avait aussi un rôle économique : elle servait de silo pour conserver le grain en sécurité, sous la garde de seigneurs locaux appelés seigneurs turricoles. Ce réseau de tours, dont celles d'Aurillac (château Saint-Étienne), de Naucelles (actuelle mairie), de Faliès et du château de Laroque, était stratégique pour contrôler les vallées du Lot et de la Dordogne. La salle basse de la tour, aujourd'hui chapelle latérale, était autrefois couverte en arc de cloître et accessible uniquement par une ouverture dans la voûte, typique des donjons romans.
Classée Monument Historique en 1969, la tour de Saint-Simon culmine à 22 mètres et compte trois étages au-dessus du rez-de-chaussée. Bien que non ouverte à la visite, elle reste l'un des donjons romans les mieux conservés de Haute-Auvergne. L'église adjacente, également du XIIe siècle, a été partiellement restaurée aux XIXe et XXe siècles, intégrant un portail roman orné de rinceaux. La tour illustre l'architecture défensive et religieuse médiévale, liée à l'influence de l'abbaye d'Aurillac dans la région.