Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église Saint-Sigismond et de la tour médiévale.
1864
Restauration sommaire
Restauration sommaire 1864 (≈ 1864)
Première restauration de l'église Saint-Sigismond.
1890
Restauration sommaire
Restauration sommaire 1890 (≈ 1890)
Deuxième restauration de l'église Saint-Sigismond.
1896
Restauration sommaire
Restauration sommaire 1896 (≈ 1896)
Troisième restauration de l'église Saint-Sigismond.
Début du XXe siècle
Remplacement de l'église
Remplacement de l'église Début du XXe siècle (≈ 2004)
Construction de l'édifice actuel avec réemploi d'un portail roman.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour dite Tour Saint-Géraud (cad. AX 143) : inscription par arrêté du 3 décembre 1969
Personnages clés
Seigneur turricole
Gardien de la tour et responsable de sa protection.
Origine et histoire de la Tour
L'église Saint-Sigismond, d'origine romane, remonte au XIIe siècle et a fait l'objet de restaurations sommaires vers 1864, 1890 et 1896. Elle a été remplacée au début du XXe siècle par l'édifice actuel, dans lequel a été remployé côté ouest un portail roman aux impostes à damiers et à l'archivolte ornée de rinceaux. Adossée à l'église, la tour médiévale — autrefois appelée tour de Saint-Sigismond et aujourd'hui dite tour de Saint-Simon — est une construction carrée en pierre d'appareil, haute d'environ vingt-deux mètres. Elle comporte trois étages au-dessus du rez-de-chaussée ; la salle basse, voûtée en arc de cloître, servit d'abord de chœur à l'église précédente puis de chapelle latérale. Cette salle n'avait probablement d'autre issue qu'une ouverture pratiquée à la clef de la voûte, conformément au dispositif courant des donjons romans dont l'accès primitif se situait au-dessus du rez-de-chaussée. L'entrée, accessible autrefois par un dispositif amovible en bois, permettait de fermer totalement la tour ; aujourd'hui, l'accès aux étages supérieurs se fait par un escalier à vis ménagé dans l'épaisseur du mur. La tour faisait partie d'un réseau de tours appartenant à l'abbaye Saint-Géraud d'Aurillac et remplissait des fonctions de refuge pour la population, de signalisation par feux et de stockage sécurisé des récoltes, sous la garde d'un seigneur dit turricole. On relève d'autres tours de ce même réseau en Haute-Auvergne, notamment à Aurillac (château Saint-Étienne), à Naucelles (actuelle mairie), à Faliès et dans l'édifice primitif du château de Laroque ; des tours similaires, plus tardives et élevées par des seigneurs laïcs, existent à Broussette et au château de Pesteils. Ce donjon est l'un des mieux conservés de l'époque romane en Haute-Auvergne. La tour ne se visite pas.