Frise chronologique
1231
Première mention de l'enceinte
Première mention de l'enceinte
1231 (≈ 1231)
Enceinte fortifiée citée pour la première fois.
1430
Attestation de la tour de Tivoli
Attestation de la tour de Tivoli
1430 (≈ 1430)
Tour mentionnée parmi six autres tours.
XIVe siècle (milieu)
Reconstruction de l'enceinte
Reconstruction de l'enceinte
XIVe siècle (milieu) (≈ 1450)
Travaux majeurs sur les fortifications existantes.
1843-1932
Démolition partielle de l'enceinte
Démolition partielle de l'enceinte
1843-1932 (≈ 1888)
Disparition progressive des remparts.
12 décembre 1932
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
12 décembre 1932 (≈ 1932)
Protection officielle de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de Tivoli : inscription par arrêté du 12 décembre 1932
Origine et histoire
La tour de Tivoli, située à Valréas (Vaucluse), est un vestige des fortifications médiévales de la ville. Elle faisait partie d’une enceinte mentionnée dès 1231, reconstruite au XIVe puis au XVe siècle. Cette enceinte comprenait six portes et des tours de plan varié (rectangulaire ou semi-circulaire), avec des archères et un chemin de ronde. La tour de Tivoli, appelée aussi Croupatière, est attestée en 1430 et se compose d’un rez-de-chaussée voûté en berceau, de deux étages et d’une terrasse crénelée sur mâchicoulis.
L’enceinte, entretenue jusqu’à la Révolution, a progressivement disparu entre 1843 et 1932, à l’exception de la tour de Tivoli et d’une portion de courtine. Les fossés furent comblés entre 1761 et le début du XIXe siècle. Trois portes (la Marche, la Recluse, Saint-Antoine) existaient vers 1380, rejointes en 1430 par trois autres (Berteuil, Saint-Vincent et un portail neuf). La porte du Marché fut reconstruite en 1835, tandis que les autres disparurent au XIXe siècle.
La tour de Tivoli est inscrite aux monuments historiques depuis le 12 décembre 1932. Elle appartient aujourd’hui à la commune de Valréas et constitue l’un des rares témoignages des fortifications médiévales de la ville. Son architecture reflète les techniques défensives de l’époque, avec des éléments comme les mâchicoulis et les archères, typiques des constructions militaires du bas Moyen Âge en Provence.