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Tour de Treignac en Corrèze

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour de Treignac

  • Rue de la Garde
  • 19260 Treignac
19260 Treignac, Rue de la Garde

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Fondation de la ville fortifiée
1438
Sac de Treignac par Villandrando
1585
Construction de l'hôtel Forest-de-Faye
XIXe siècle
Démolition des remparts
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Rodrigue de Villandrando - Chef de guerre Responsable du sac de Treignac en 1438.
Philibert de Pompadour - Seigneur local Mécène de la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix (1626).
Charles Lachaud - Avocat bonapartiste Propriétaire d’une maison Renaissance à Treignac.

Origine et histoire de la Tour

La Tour de Treignac est en réalité l'escalier en pierre à vis de l'hôtel Forest-de-Faye, un édifice datant de 1585. Cette tour se distingue par une décoration en accolade encadrant sa porte d'entrée, sur laquelle est gravée l'inscription latine « Trina Ostia, Trina Castella, Trina Suburbia » (« Trois Portes, Trois Châteaux, Trois Faubourgs »). Bien que cette devise évoque une symbolique urbaine, elle n’a aucun lien avec l’étymologie du nom de Treignac, issu du nom latin Traianius avec un suffixe gaulois -acus.

Treignac, fondée au Moyen Âge autour de deux pôles (Manzannes et le bourg actuel), s’est développée comme une ville fortifiée. La tour, intégrée à un hôtel particulier de la Renaissance, illustre la reconstruction de la cité après les destructions subies lors des guerres seigneuriales (comme le sac de 1438 par Rodrigue de Villandrando) et des guerres de Religion. La ville, libérée de ses remparts au XIXe siècle, conserve cependant des traces de son passé médiéval, comme la porte Chabirande, contemporaine de la tour.

L’hôtel Forest-de-Faye, dont la tour est le dernier vestige architectural notable, s’inscrit dans un contexte de renouveau urbain post-médiéval. Treignac, alors gouvernée par quatre consuls et dotée de chartes de franchise (1205, 1284, 1438), était un carrefour stratégique entre le Limousin et le Bas-Limousin. La tour, avec son escalier à vis, reflète l’influence des modèles architecturaux de la Renaissance, période où la ville se reconstruit après des siècles de conflits.

Liens externes

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