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Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault en Maine-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault

    6 Rue Jean Luc Rapado 
    49350 Chênehutte-Trèves-Cunault
Propriété privée
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Tour de Trèves de Chênehutte-Trèves-Cunault
Crédit photo : Coyau - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XVe siècle
Construction du donjon
1747
Achat par Stapleton
1750
Reconstruction partielle
1862
Premier classement
1904
Classement définitif
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La tour : classement par liste de 1862 et par arrêté du 5 août 1904

Personnages clés

Robert Le Maçon - Constructeur du donjon Bâtisseur de la tour au XVe siècle.
Jean II Stapleton - Propriétaire et reconstructeur Armateur esclavagiste, achète le château en 1747.

Origine et histoire

La tour de Trèves est un donjon du XVe siècle, vestige principal du château médiéval de Chênehutte-Trèves-Cunault en Maine-et-Loire. Construite par Robert Le Maçon, elle se distingue par ses nombreux mâchicoulis, éléments défensifs caractéristiques de l'architecture militaire de l'époque. Ce donjon était initialement intégré à un ensemble castral plus vaste, aujourd'hui disparu.

En 1747, le château est acquis par Jean II Stapleton, armateur et planteur esclavagiste nantais, qui entreprend sa reconstruction dès 1750. Seul le donjon médiéval est conservé, tandis qu'un escalier monumental et des salles voûtées sont ajoutés. Les cuisines et prisons occupaient les niveaux inférieurs. Le site, aujourd'hui réduit à la tour, est classé Monument Historique en 1904, après un premier classement en 1862.

Le château de Trèves illustre les liens entre l'Anjou et l'économie coloniale du XVIIIe siècle. La fortune de Stapleton, estimée à 1,14 million de livres en 1789, provenait en grande partie de ses activités esclavagistes aux Antilles. La tour, jouxtant l'église Saint-Aubin, reste le dernier témoignage de cette histoire complexe, mêlant patrimoine architectural et mémoire coloniale.

Classée parmi les monuments historiques de Maine-et-Loire, la tour de Trèves fait l'objet d'une protection patrimoniale double : par liste en 1862 et par arrêté en 1904. Son état actuel reflète à la fois sa fonction défensive originelle et les transformations du XVIIIe siècle, tout en posant la question de la préservation des traces matérielles de l'histoire esclavagiste en France.

Liens externes