Première mention écrite 1341 (≈ 1341)
Châtelain et famille y résident.
4 avril 1374
Inventaire de l'armement
Inventaire de l'armement 4 avril 1374 (≈ 1374)
Document historique conservant la trace des équipements.
juillet 1430
Réparation de la cage à signaux
Réparation de la cage à signaux juillet 1430 (≈ 1430)
Entretien du système de communication par feux.
XIVe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour XIVe siècle (≈ 1450)
Période de construction attestée par les sources.
17 mars 1986
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 17 mars 1986 (≈ 1986)
Protection officielle de l'édifice.
2024
Illumination pour les JO
Illumination pour les JO 2024 (≈ 2024)
Intégrée au parcours de la flamme olympique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour del Far (cad. A 128) : inscription par arrêté du 17 mars 1986
Personnages clés
Châtelain de Tautavel (1341) - Résident de la tour
Premier occupant mentionné dans les textes.
Lluís Basseda - Historien et toponymiste
A étudié l’origine du nom *torre del Far*.
Origine et histoire de la Tour del Far
La tour del Far, ou torre del Far, est une tour de guet médiévale érigée au XIVe siècle à Tautavel, dans les Pyrénées-Orientales. Perchée à 498 mètres d’altitude, elle surplombe la plaine du Roussillon et la vallée du Verdouble, offrant un point de vue stratégique sur les châteaux d’Aguilar et de Quéribus. Son nom, attesté dès le XIVe siècle, provient du catalan far (phare), en référence à son rôle de tour à signaux utilisant des feux pour communiquer avec d’autres tours de la région.
La tour est mentionnée pour la première fois en 1341, lorsque le châtelain et sa famille y résident. Un inventaire de son armement, daté du 4 avril 1374, atteste de son importance militaire. En juillet 1430, des réparations sont effectuées sur la cage en fer servant aux signaux lumineux. Classée Monument Historique en 1986, elle reste un témoignage clé des systèmes de communication médiévaux en Roussillon. Aujourd’hui, elle fait partie des 14 tours illuminées pour le passage de la flamme olympique des Jeux de 2024.
Accessible par un sentier de randonnée depuis Tautavel ou Cases-de-Pène, la tour se situe à proximité du château de Tautavel, avec lequel elle formait un réseau défensif. Son architecture reflète son usage militaire : surveillance des vallées et transmission de messages par feux, dans un contexte marqué par les tensions frontalières entre le royaume de Majorque et la couronne d’Aragon. Les sources archéologiques et toponymiques, comme la Losa del Far citée en 1130, soulignent son ancrage historique profond.
La toponymie de la tour, étudiée par des historiens comme Lluís Basseda, révèle son intégration dans un réseau de tours à signaux (tores del far) typiques du Roussillon médiéval. Ces structures, inspirées des phares antiques (Pharus), illustraient l’adaptation des techniques romaines aux besoins stratégiques du Moyen Âge. La tour del Far incarne ainsi à la fois un patrimoine architectural et un symbole des échanges culturels et militaires en Occitanie.