Construction du donjon XIIIe siècle (≈ 1350)
Période attestée par l’architecture (arcs, voûtes).
18 mai 1907
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 18 mai 1907 (≈ 1907)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
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Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Donjon dit Tour des Anglais : classement par arrêté du 18 mai 1907
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Sources silencieuses sur les commanditaires.
Origine et histoire de la Tour des Anglais
La tour des Anglais, située au cœur de Saugues en Haute-Loire, est un donjon du XIIIe siècle, seul vestige significatif des fortifications médiévales de la ville. Elle se distingue par son rôle central, abritant l’horloge communale, et par son architecture défensive marquée : mâchicoulis, contreforts en lave noire, et une porte sud à l’étage suggérant un accès relié à une courtine disparue. Son système de défense complexe, incluant des réduits, des meurtrières et un escalier étroit, reflète les techniques militaires de l’époque.
La tour présente des particularités architecturales notables, comme l’emploi exclusif de pierres volcaniques noires (lave) dans ses parties supérieures, probablement à des fins décoratives. À l’ouest, son entrée était protégée par un mâchicoulis et un sas à double porte, tandis qu’une échelle menait au premier niveau. La salle haute, voûtée en berceau ogival, et la forme des arcs confirment sa datation au XIIIe siècle. Classée Monument Historique en 1907, elle illustre l’importance stratégique de Saugues, ville fortifiée contrôlant les axes entre Auvergne et Languedoc.
Aujourd’hui propriété de la commune, la tour des Anglais témoigne de l’histoire militaire et urbaine de la région. Son état de conservation permet d’étudier les dispositifs défensifs médiévaux, comme les mâchicoulis saillants ou les passages labyrinthiques conçus pour ralentir les assaillants. Bien que dépourvue de sa courtine d’origine, elle reste un symbole du patrimoine local, associé à la vie communautaire via son horloge et sa position centrale.
Les sources historiques (Wikipédia, Monumentum) soulignent son classement précoce (1907), rare pour l’époque, et son intégration dans les listes patrimoniales de la Haute-Loire. Aucune mention n’est faite de batailles spécifiques ou de personnages liés à sa construction, mais son architecture suggère une influence des modèles défensifs du sud de la France, adaptés aux matériaux locaux comme la lave volcanique.