Frise chronologique
1401
Fondation du couvent
Fondation du couvent
1401 (≈ 1401)
Création par Raymond Bernard III de Castelnau-Tursan.
17 juin 1490
Consécration de l'église
Consécration de l'église
17 juin 1490 (≈ 1490)
Fin des travaux retardés par la guerre.
septembre 1569
Incendie du couvent
Incendie du couvent
septembre 1569 (≈ 1569)
Par Montgomery lors des guerres de Religion.
1789-1799
Démolition révolutionnaire
Démolition révolutionnaire
1789-1799 (≈ 1794)
Dispersion des matériaux par les habitants.
vers 1815
Transformation en école
Transformation en école
vers 1815 (≈ 1815)
Par le curé Lamarque dans les ruines.
9 juillet 1909
Classement monument historique
Classement monument historique
9 juillet 1909 (≈ 1909)
Protection officielle de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour des Augustins : classement par arrêté du 9 juillet 1909
Personnages clés
| Raymond Bernard III de Castelnau-Tursan - Fondateur du couvent |
Commanditaire en 1401 pour sa nécropole familiale. |
| Montgomery - Chef militaire protestant |
Incendia le couvent en 1569. |
| Curé Lamarque - Initiateur de la réhabilitation |
Transforma les ruines en école vers 1815. |
Origine et histoire
La tour des Augustins de Geaune, classée monument historique en 1909, est le dernier vestige significatif du couvent des Augustins fondé en 1401 par Raymond Bernard III de Castelnau-Tursan. Ce couvent, conçu comme nécropole familiale, fut édifié au début du XVe siècle, mais la guerre de Cent Ans retarda son achèvement : l'église ne fut consacrée qu'en 1490. Le site devint un lieu stratégique pour la famille de Castelnau, qui adopta le protestantisme au XVIe siècle, épargnant l'église (mais non les bâtiments conventuels) lors des guerres de Religion.
En 1569, les troupes huguenotes de Montgomery incendièrent le couvent après le siège de Geaune, ne laissant intacte que l'église. Les Augustins reconstruisirent partiellement les lieux et les occupèrent jusqu'à la Révolution française, période durant laquelle le couvent fut démantelé. Ses pierres furent réemployées par les habitants, ne laissant subsister que la tour-clocher gothique et des murs de la sacristie. Au début du XIXe siècle, le curé Lamarque y aménagea une salle d'école, fonction que le site conserve encore aujourd'hui.
Le jardin médiéval adjacent, reconstitué selon les plans monastiques du Moyen Âge (inspirés du Capitulaire De Villis de Charlemagne et du plan de Saint-Gall), symbolise le paradis avec ses quatre carrés délimités par des allées. Il rassemble plantes potagères, médicinales (herbularius), aromatiques et tinctoriales, autour d’un néflier central représentant l’arbre de vie. Ce jardin illustre les usages monastiques médiévaux, mêlant spiritualité, subsistance et savoir botanique.
Architecturalement, la tour gothique et les vestiges de la sacristie témoignent de l’importance passée du couvent. L’arcade actuelle, autrefois ouverture vers une salle disparue, rappelle l’organisation spatiale conventuelle. La tour, propriété communale depuis la Révolution, incarne à la fois la mémoire des Castelnau-Tursan, les conflits religieux des Landes, et la résilience d’un patrimoine réinvesti par la communauté locale.