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Tour des Augustins de Geaune dans les Landes

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Tour des Augustins de Geaune

    1 Rue de la Poste
    40320 Geaune
Propriété de la commune
Tour des Augustins de Geaune
Tour des Augustins de Geaune
Tour des Augustins de Geaune
Tour des Augustins de Geaune
Tour des Augustins de Geaune
Crédit photo : Bahusate - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1401
Fondation du couvent
17 juin 1490
Consécration de l'église
septembre 1569
Incendie du couvent
1789-1799
Démolition révolutionnaire
vers 1815
Transformation en école
9 juillet 1909
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour des Augustins : classement par arrêté du 9 juillet 1909

Personnages clés

Raymond Bernard III de Castelnau-Tursan - Fondateur du couvent Commanditaire en 1401 pour sa nécropole familiale.
Montgomery - Chef militaire protestant Incendia le couvent en 1569.
Curé Lamarque - Initiateur de la réhabilitation Transforma les ruines en école vers 1815.

Origine et histoire

La tour des Augustins de Geaune, classée monument historique en 1909, est le dernier vestige significatif du couvent des Augustins fondé en 1401 par Raymond Bernard III de Castelnau-Tursan. Ce couvent, conçu comme nécropole familiale, fut édifié au début du XVe siècle, mais la guerre de Cent Ans retarda son achèvement : l'église ne fut consacrée qu'en 1490. Le site devint un lieu stratégique pour la famille de Castelnau, qui adopta le protestantisme au XVIe siècle, épargnant l'église (mais non les bâtiments conventuels) lors des guerres de Religion.

En 1569, les troupes huguenotes de Montgomery incendièrent le couvent après le siège de Geaune, ne laissant intacte que l'église. Les Augustins reconstruisirent partiellement les lieux et les occupèrent jusqu'à la Révolution française, période durant laquelle le couvent fut démantelé. Ses pierres furent réemployées par les habitants, ne laissant subsister que la tour-clocher gothique et des murs de la sacristie. Au début du XIXe siècle, le curé Lamarque y aménagea une salle d'école, fonction que le site conserve encore aujourd'hui.

Le jardin médiéval adjacent, reconstitué selon les plans monastiques du Moyen Âge (inspirés du Capitulaire De Villis de Charlemagne et du plan de Saint-Gall), symbolise le paradis avec ses quatre carrés délimités par des allées. Il rassemble plantes potagères, médicinales (herbularius), aromatiques et tinctoriales, autour d’un néflier central représentant l’arbre de vie. Ce jardin illustre les usages monastiques médiévaux, mêlant spiritualité, subsistance et savoir botanique.

Architecturalement, la tour gothique et les vestiges de la sacristie témoignent de l’importance passée du couvent. L’arcade actuelle, autrefois ouverture vers une salle disparue, rappelle l’organisation spatiale conventuelle. La tour, propriété communale depuis la Révolution, incarne à la fois la mémoire des Castelnau-Tursan, les conflits religieux des Landes, et la résilience d’un patrimoine réinvesti par la communauté locale.

Liens externes