Première mention de Lauterbourg 1252 (≈ 1252)
Localité propriété de l’évêché de Spire
1272
Ville haute fortifiée
Ville haute fortifiée 1272 (≈ 1272)
Lauterbourg attestée comme *oppidum*
1761
Fin de l'usage carcéral
Fin de l'usage carcéral 1761 (≈ 1761)
Tour cesse d’être une prison
18 novembre 1993
Classement monument historique
Classement monument historique 18 novembre 1993 (≈ 1993)
Inscription officielle de la tour
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour (cad. 3 113/54) : inscription par arrêté du 18 novembre 1993
Personnages clés
Louis XIV - Roi de France
Ordonna la transformation en place forte
Origine et histoire de la Tour des Bouchers
La tour des Bouchers est un vestige de l’enceinte médiévale de Lauterbourg, mentionnée pour la première fois en 1252 comme propriété de l’évêché de Spire. La ville haute, qualifiée d’oppidum en 1272, était alors déjà fortifiée, tandis que la basse ville fut protégée plus tardivement, probablement au XVe siècle. Cette tour, typique de l’architecture militaire médiévale, présente des frises d’arceaux en surplomb, un rez-de-chaussée voûté en berceau et deux étages. Elle servit de prison jusqu’en 1761, témoignant de son rôle défensif et carcéral dans la cité.
Au XVIIIe siècle, sous Louis XIV, Lauterbourg fut transformée en place forte bastionnée. Les murs médiévaux côté nord (vers la Lauter) et sud (vers le « précipice ») furent conservés mais modifiés, tandis que les murs est et ouest furent remplacés par des fortifications en terre, avec ouvrages à cornes et demi-lunes. La tour des Bouchers, en calcaire gréseux, échappa à ces remaniements majeurs contrairement à d’autres éléments comme la tour-porte du milieu (détruite pendant la Seconde Guerre mondiale), haute de 42 mètres et ornée d’une statue de la Vierge en 1748. Les vestiges actuels reflètent ainsi à la fois le Moyen Âge et les adaptations militaires des XVIIe–XVIIIe siècles.
La tour fut classée monument historique en 1993, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Son nom évoque probablement son usage ultérieur ou une corporation locale, bien que les sources ne précisent pas son origine exacte. Aujourd’hui propriété de la commune, elle se dresse rue de la Gare, dernier témoin avec la Gloriette (remaniée en 1852) et des portions de mur sud de l’enceinte médiévale, intégrée au paysage urbain de Lauterbourg, ville frontalière marquée par son histoire militaire et son héritage alsacien.