Construction de la tour XIIIe siècle ou milieu du XVIe siècle (≈ 1650)
Édifiée par les moines de Lérins
22 décembre 1941
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 22 décembre 1941 (≈ 1941)
Protection officielle du monument
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Maison du brigand : inscription par arrêté du 22 décembre 1941
Personnages clés
Prosper Mérimée - Écrivain et historien
A popularisé le nom 'Tour des Brigands'
Moines de Lérins - Constructeurs présumés
Auraient bâti la tour au XVIe siècle
Antoine Léandre Sardou - Historien local
A étudié la tour en 1879
Origine et histoire de la Tour des Danys
La Tour des Danys, également connue sous les noms de Maison du Brigand, Maison des Brigands ou Tour des Brigands, est une construction historique située dans le hameau des Danys, au Cannet (Alpes-Maritimes). Elle tire son nom de la famille Dany, l'une des familles fondatrices de la ville. Bien que souvent associée au XIIIe siècle, des sources indiquent qu'elle aurait plutôt été construite au milieu du XVIe siècle par les moines de Lérins. Cette tour servait à contrôler l'accès à la ville via la route de Cannes et est considérée comme la plus ancienne construction du Cannet encore conservée en l'état.
La tour présente un caractère défensif marqué, avec des murs épais de 0,68 m à la base, une hauteur de 9 mètres et une largeur de 5,35 mètres. Elle est surmontée de neuf mâchicoulis, et sa porte d'origine, située à 3 mètres du sol, était accessible par une échelle. Une anecdote célèbre raconte que Prosper Mérimée, de passage au Cannet, aurait mal compris une réponse en provençal et baptisé la tour « Tour des Brigands », un nom parfois encore utilisé aujourd’hui.
La Tour des Danys a été inscrite au titre des monuments historiques le 22 décembre 1941. Son architecture sobre, avec des ouvertures rares et une façade donnant sur la rue de Cannes, reflète son rôle à la fois défensif et résidentiel. Aujourd’hui, elle reste un témoignage de l’histoire médiévale et moderne de la région, liée à l’influence des moines de Lérins et à l’évolution urbaine du Cannet.
Les sources historiques, comme les travaux d’Antoine Léandre Sardou en 1879, soulignent son importance patrimoniale. La tour est également référencée dans les bases de données du ministère de la Culture, confirmant son statut de monument protégé et son intérêt architectural et historique.