Construction initiale 1er quart XIVe siècle (≈ 1425)
Édification de la porte fortifiée et mention sous le nom Smidttor en 1363.
1783
Incendie majeur
Incendie majeur 1783 (≈ 1783)
Un incendie détruit la charpente de la tour et fait fondre la cloche.
XIXe siècle
Modernisation et restauration
Modernisation et restauration XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout d'une niche néo-gothique et aménagements des passages piétons.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour et ses deux corps de garde : inscription par arrêté du 18 juin 1929
Origine et histoire de la Tour des Forgerons
La porte dite des Forgerons, en alsacien Schmiedtor, est l'une des anciennes portes fortifiées de Molsheim et la seule conservée après le XIXe siècle. Elle marque l'entrée méridionale de la ville, à peu près au milieu du côté sud du centre-ville, à l'entrée de la rue de Strasbourg ; la face extérieure donne sur la rue de la Gare, qui reprend le tracé des fossés comblés. Le nom courant est Schmiedtor ou porte des Forgerons ; certaines sources anciennes l'appellent aussi porte de Strasbourg ou, plus rarement, porte Saint-Georges. La porte est incluse dans l'enceinte édifiée vers 1250-1260 et largement remaniée vers 1320 ; elle est mentionnée de manière certaine depuis 1363 sous le nom Smidttor. Le corps de garde, situé à droite, permettait la surveillance, tandis que la maison du portier et du péage se trouvait de l'autre côté. Un incendie parti de l'auberge le 21 juin 1783 embrasa le quartier et la charpente de la tour fut mise à feu par la sonnerie précipitée du tocsin ; la cloche fondit et la charpente fut rebâtie ensuite selon un angle différent. La cloche perdue en 1783 fut remplacée par celle de l'église Saint-Georges, d'environ quatre tonnes, qui sert encore à signaler l'ouverture et la fermeture des portes à six heures du matin et à dix heures du soir, pratique toujours en vigueur malgré l'absence de fermeture. En 1868 la face extérieure de la porte fut ornée d'une niche néo-gothique accueillant une statue de la Vierge à l'Enfant en fonte dorée, offerte par la bourgeoisie molshémienne. Des aménagements ultérieurs ont modifié la maison du portier et le corps de garde, notamment au XIXe siècle avec l'ouverture de passages piétons et divers travaux de modernisation. La porte est protégée au titre des monuments historiques depuis 1929. L'édifice a une emprise au sol d'environ 9 mètres sur 8,5 et présente une section rectangulaire presque carrée. La porte est percée d'un passage en arc brisé encore utilisé de nos jours par les véhicules. La tour compte quatre niveaux au-dessus du rez-de-chaussée, plus un comble sous une toiture à quatre pans surmontée d'un clocheton abritant une petite cloche. Elle était précédée d'un fossé et d'un pont-levis, et ses murs extérieurs comportaient les rails destinés à la herse protégeant les battants. Avant l'incendie de 1783, la tour portait une toiture très pointue, aujourd'hui remplacée par la configuration actuelle.