Fondation de Tolosa 14 apr. J.-C. (≈ 100)
Inauguration officielle de la colonie romaine.
Vers 30 apr. J.-C.
Construction du rempart
Construction du rempart Vers 30 apr. J.-C. (≈ 100)
Édifié sous Tibère (ou Auguste), style monumental.
IVe siècle
Extension défensive
Extension défensive IVe siècle (≈ 450)
Ajout de 300 m le long de la Garonnette.
XVe siècle
Transformation de la tour
Transformation de la tour XVe siècle (≈ 1550)
Voûte médiévale et usage comme prison.
1963
Classement section Bas-Empire
Classement section Bas-Empire 1963 (≈ 1963)
Pan de mur de l’Institut catholique.
19 octobre 1990
Inscription MH
Inscription MH 19 octobre 1990 (≈ 1990)
Protection des vestiges du rempart.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges (tour et courtine) du rempart gallo-romain, également dits « tour Saint-Jacques », en totalité, avec le sol et le sous-sol des parcelles qui les contiennent, situés à l’angle des rues Bida et Saint-Jacques sur les parcelles n° 407 et n° 409 figurant section AC du cadastre), tels que colorés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 24 février 2022
Personnages clés
Tibère - Princeps (empereur romain)
Commanditaire présumé du rempart (vers 30 apr. J.-C.).
Auguste - Premier empereur romain
Possible concepteur initial du projet.
Origine et histoire
Le rempart gallo-romain de Toulouse, construit vers 30 apr. J.-C. sous Tibère (voire Auguste), encerclait la cité de Tolosa sur 3 km, marquant son statut de colonie romaine. Son rôle était avant tout ostentatoire, reflétant la gloire de Rome par un style monumental influencé par l’hellénisme. Financé par l’empereur, il complétait les monuments publics comme le forum ou le théâtre, avec des tours rondes ou en U espacées de 40 m et trois portes monumentales (Narbonnaise, Porterie, future Saint-Étienne).
La technique de construction combine des fondations en pierre et mortier de chaux, des assises alternant moellons calcaires et briques, et une partie supérieure en caissons remplis d’opus caementicium (mortier et galets de Garonne). Ce rempart est exceptionnel en Gaule pour son usage massif de la brique (opus testaceum), témoignant d’un savoir-faire romain adapté aux ressources locales. Une section défensive de 300 m fut ajoutée au IVe siècle, le long de la Garonnette, pour contrer les invasions barbares, intégrant des éléments de récupération (fragments de statues, chapiteaux).
La tour des Hauts-Murats, seule partie intacte de l’enceinte, conserve son étage inférieur romain en brique, surmonté d’une voûte médiévale (XVe siècle) percée d’une ouverture centrale. Transformée en prison au Moyen Âge pour hérétiques et condamnés, elle illustre la réutilisation des structures antiques. Le rempart est inscrit aux monuments historiques depuis 1990, et son tronçon du Bas-Empire (musée de l’Institut catholique) est classé depuis 1963. Les fouilles depuis le XVIIe siècle ont révélé son tracé encerclant 90 ha, avec une hauteur estimée entre 6 et 8 m.
L’enceinte symbolisait la romanisation de Tolosa, colonie fondée en 14 apr. J.-C., et son intégration dans l’Empire. Son abandon progressif reflète les mutations urbaines, bien que des vestiges (place Saint-Pierre, rue d’Aubuisson) attestent de sa persistance dans le paysage toulousain. Les études récentes (Labrousse, Darles) soulignent son originalité technique et son rôle dans l’urbanisme antique, tandis que des découvertes comme celle du square Charles-de-Gaulle (2015) enrichissent sa connaissance.
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