Construction initiale Première moitié du Ier siècle ap. J.-C. (≈ 125)
Édification du rempart sous le règne de Tibère.
IVe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour IVe siècle (≈ 450)
Édification de la tour dans le cadre de l'enceinte romaine.
XVe siècle
Ajout de la voûte
Ajout de la voûte XVe siècle (≈ 1550)
Construction de la voûte médiévale couvrant la salle inférieure.
XVIIe siècle
Modification de la salle supérieure
Modification de la salle supérieure XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout d'une fenêtre rectangulaire dans la salle supérieure.
XIXe siècle
Restructuration de la tour
Restructuration de la tour XIXe siècle (≈ 1865)
Transformation de la tour en prison militaire, dite prison Furgole.
1925
Protection de la tour
Protection de la tour 1925 (≈ 1925)
La tour des Hauts-Murats est protégée au titre des monuments historiques.
1963
Classement historique
Classement historique 1963 (≈ 1963)
Classement d'un pan de mur comme monument historique.
19 octobre 1990
Inscription historique
Inscription historique 19 octobre 1990 (≈ 1990)
Inscription de l'ensemble du rempart au titre des monuments historiques.
2009
Attribution à Habitat et Humanisme
Attribution à Habitat et Humanisme 2009 (≈ 2009)
L'ensemble a été attribué à l'association Habitat et Humanisme pour un projet immobilier.
2018
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 2018 (≈ 2018)
Fouilles menées par le service d'archéologie de Toulouse Métropole.
2019
Effondrement du rempart
Effondrement du rempart 2019 (≈ 2019)
Une partie du rempart médiéval s'est effondrée à cause de la tempête Gabriel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges (tour et courtine) du rempart gallo-romain, également dits « tour Saint-Jacques », en totalité, avec le sol et le sous-sol des parcelles qui les contiennent, situés à l’angle des rues Bida et Saint-Jacques sur les parcelles n° 407 et n° 409 figurant section AC du cadastre), tels que colorés en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 24 février 2022
Personnages clés
Tibère
Princeps romain sous le règne duquel le rempart a été construit.
Origine et histoire du rempart gallo-romain
Le rempart gallo-romain de Toulouse est une enceinte fortifiée de la première moitié du Ier siècle ap. J.-C., dont subsistent une courtine et une tour. Construit dans les années 30 sous le princeps Tibère, il matérialise le statut de colonie romaine de Tolosa et accompagne les monuments civiques de la même période. Comme d'autres remparts du Haut-Empire, sa fonction première est plus ostentatoire que strictement militaire ; il s'agit d'un ouvrage monumental, mêlant influences hellénistiques. À l'origine, l'enceinte entourait la cité sur plus de 3 km et protégeait une superficie d'environ 90 hectares en englobant les flancs sud, est et nord, l'ouest restant ouvert sur la Garonne. Sa largeur atteint 2,4 m et sa hauteur était estimée entre 6 et 8 m ; il était renforcé par des tours rondes ou en U espacées d'environ 40 m, soit près d'une cinquantaine au total, hautes de 10 à 12 m. Trois portes monumentales donnaient accès à la cité : la Porte narbonnaise au sud, La Porterie au nord et la porte qui deviendra Saint-Étienne à l'est. Une section supplémentaire de 200 à 300 m fut ajoutée au IVe siècle le long de la Garonnette, en prolongement sud‑ouest du rempart du Haut‑Empire ; cette extension, appuyée sur l'escarpement de la terrasse de la Garonne, répondait à une vocation défensive face aux incursions fluviales. Le musée de l'Institut catholique de Toulouse conserve un pan de mur de 70 m et les traces d'un fossé adjacent ; ce pan, construit en briques sur un soubassement intégrant de nombreux éléments de récupération antiques, a été classé monument historique en 1963. L'ensemble du rempart est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 19 octobre 1990. La fouille et l'étude de tronçons bien conservés, notamment place Saint‑Pierre, rue d'Aubuisson et maison Seilhan, ont permis de préciser sa physionomie et son mode de construction. Des fondations larges de 2,8 m et profondes de 0,9 m, composées de blocs de pierre et de mortier de chaux, reposent sur des galets de la Garonne. La base du mur alterne une assise de moellons calcaires et trois rangées de briques, puis à nouveau des moellons ; l'épaisseur totale du mur est de 2,4 m. La partie supérieure présente des parements extérieurs en brique reliés par des murettes transversales également en brique, formant des caissons remplis d'opus caementicium — un mélange de mortier de chaux et de galets prélevés dans le lit de la Garonne. Le recours massif à la brique (opus testaceum) et à la technique des caissons fait de l'enceinte toulousaine un cas exceptionnel en Gaule. La courtine conservée mesure 32 m de longueur pour 2,40 m d'épaisseur ; elle est construite en massif bétonné et revêtue d'un parement de moellons calcaires avec arases de briques, ses fondations reposant sur des galets de Garonne. Étudié depuis le XVIIe siècle et fréquemment mis au jour lors d'aménagements urbains récents, le rempart encadre toujours une part importante du centre historique toulousain.