Attaque anglo-hollandaise 1693 (≈ 1693)
Événement déclencheur de la construction de la tour.
1694
Commande par Vauban
Commande par Vauban 1694 (≈ 1694)
Vauban ordonne la construction de la tour.
Août 1695
Plans établis
Plans établis Août 1695 (≈ 1695)
Les plans de la tour sont établis par Garengeau.
Juillet 1695
Récupération des canons
Récupération des canons Juillet 1695 (≈ 1695)
Pontbriand récupère des canons sur une galiote anglaise.
Juillet 1697
Fin de la construction
Fin de la construction Juillet 1697 (≈ 1697)
La tour est achevée après trois campagnes de travaux.
1758
Batterie de la pointe
Batterie de la pointe 1758 (≈ 1758)
La batterie de la pointe de Hébihens comportait deux pièces d'artillerie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour en totalité, à savoir la tour elle-même et sa cour d'entrée ceinte de murs de défense (cad. A 26) : inscription par arrêté du 15 juillet 2010
Personnages clés
Vauban
Commanditaire de la tour des Hébihens.
Garengeau
Ingénieur ayant établi les plans de la tour.
Louis du Breil
Comte de Pontbriand, financeur du chantier et capitaine général garde-côte.
Origine et histoire de la Tour des Hébihens
La tour des Hébihens fut commandée par Vauban en 1694 comme tour d'observation et d'artillerie pour renforcer la défense de Saint-Malo après l'attaque anglo-hollandaise de 1693. Ses plans, établis par l'ingénieur Garengeau en août 1695, aboutirent à une construction achevée en juillet 1697, après trois campagnes de travaux. D'environ 18 mètres de haut, la tour présente une forme tronconique et s'appuie sur un contrefort latéral de diamètre plus restreint abritant un escalier en vis, conforme aux modèles de l'île de Tatihou et du fort de la Hougue. Édifiée en granit et en grès, elle se distingue par la qualité de son exécution et sa grande authenticité, et occupe une place majeure dans le dispositif défensif du port de Saint-Malo. Le chantier fut financé par Louis du Breil, comte de Pontbriand en Pleurtuit, baron de la Houlle à Saint-Briac et capitaine général garde-côte de la capitainerie de Pontbriand, qui s'étendait de la Rance à l'Arguenon. Quatre canons y furent installés, récupérés par Pontbriand sur une galiote anglaise en juillet 1695 lors de l'attaque de Saint-Malo. En 1758, la batterie de la pointe de Hébihens, aujourd'hui détruite, comportait deux pièces d'artillerie.