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Tour des Hébihens de Saint-Jacut à Saint-Jacut-de-la-Mer en Côtes-d'Armor

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour des Hébihens de Saint-Jacut

    90 Boulevard du Rougeret
    22750 Saint-Jacut-de-la-Mer
Propriété privée
Tour des Hébihens de Saint-Jacut
Tour des Hébihens de Saint-Jacut
Tour des Hébihens de Saint-Jacut
Tour des Hébihens de Saint-Jacut
Tour des Hébihens de Saint-Jacut
Tour des Hébihens de Saint-Jacut
Tour des Hébihens de Saint-Jacut
Crédit photo : Thor19 - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1693
Attaque anglo-hollandaise
août 1695
Plans établis par Garengeau
juillet 1695
Récupération de canons
juillet 1697
Achèvement de la tour
1758
Batterie de la pointe
15 juillet 2010
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La tour en totalité, à savoir la tour elle-même et sa cour d'entrée ceinte de murs de défense (cad. A 26) : inscription par arrêté du 15 juillet 2010

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Commande la construction de la tour.
Garangeau (ou Garengeau) - Ingénieur et maître d'œuvre Établit les plans en 1695.
Louis du Breil, comte de Pontbriand - Financeur et capitaine garde-côte Finance la tour et récupère les canons.

Origine et histoire

La tour des Hébihens de Saint-Jacut est une tour d'observation et d'artillerie construite entre 1694 et 1697 sur l'île des Hébihens, près de Saint-Jacut-de-la-Mer. Commandée par Vauban après l'attaque anglo-hollandaise de 1693 sur Saint-Malo, elle visait à renforcer la défense du port. Ses plans, établis en août 1695 par l'ingénieur Garengeau, s'inspirent des tours de Tatihou et du fort de la Hougue, avec une structure tronconique en granit et grès, culminant à 18 mètres.

Financée par Louis du Breil, comte de Pontbriand et capitaine général garde-côte, la tour fut achevée en juillet 1697 après trois campagnes de travaux. Elle abritait initialement quatre canons, récupérés en 1695 par Pontbriand sur une galiote anglaise lors d'une attaque. En 1758, une batterie voisine (aujourd'hui détruite) complétait le dispositif avec deux pièces d'artillerie. La tour, classée Monument Historique en 2010, reste un exemple remarquable de l'architecture militaire de Vauban en Bretagne.

La tour se distingue par son escalier en vis intégré dans une tour secondaire de moindre diamètre, une caractéristique des fortifications de l'époque. Construite pour surveiller la côte entre la Rance et l'Arguenon, elle illustre l'adaptation des stratégies défensives après les conflits maritimes du XVIIe siècle. Son état de conservation et son authenticité en font un témoignage clé du patrimoine militaire breton, lié à l'ingénierie de Vauban et à l'histoire des gardes-côtes locaux.

Liens externes