Construction de la base 2e moitié XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la partie inférieure en pierres coquillières.
4e quart XIVe siècle
Fortification supérieure
Fortification supérieure 4e quart XIVe siècle (≈ 1487)
Ajout de la partie supérieure avec des assises de hauteur inégale.
1592
Abandon de la fonction défensive
Abandon de la fonction défensive 1592 (≈ 1592)
Transformation de la tour en habitation.
1792
Transformation en prison
Transformation en prison 1792 (≈ 1792)
La tour devient une prison.
1809
Achat par la ville
Achat par la ville 1809 (≈ 1809)
La ville achète la tour pour y installer un asile.
1886
Transfert des archives
Transfert des archives 1886 (≈ 1886)
Les archives municipales sont transférées dans la tour.
1925
Inscription historique
Inscription historique 1925 (≈ 1925)
La tour est inscrite au titre des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour des Pins : inscription par arrêté du 21 décembre 1925
Personnages clés
Jacques Ier d'Aragon
Seigneur de Montpellier, mentionné sur une plaque en occitan.
Marie de Montpellier
Mère de Jacques Ier d'Aragon, liée à la seigneurie de Montpellier.
Origine et histoire de la Tour des Pins
La Tour des Pins, située boulevard Henri IV à Montpellier, est la seule tour subsistante des vingt-cinq qui formaient l'enceinte médiévale de la ville. Donjon carré pourvu de mâchicoulis, elle présente une élévation révélant deux campagnes de construction distinctes. La partie inférieure est réalisée en pierres coquillières, en assises d'égale hauteur taillées en bossage, et appartient à l'enceinte édifiée dans la seconde moitié du XIIe siècle et au début du XIIIe. La partie supérieure, composée d'assises de hauteur inégale et sans bossage, se rattache aux travaux de fortification de la seconde moitié du XIVe siècle. Haute de vingt-neuf mètres à l'origine et dominant un fossé, elle a perdu quatre mètres lorsque ce fossé a été remblayé en 1778. Sa fonction défensive fut abandonnée en 1592, date à laquelle elle fut transformée en habitation, puis elle devint prison en 1792. La ville l'acheta en 1809 pour y installer un asile de jeunes filles repenties; ces pensionnaires furent ensuite remplacées par des congrégations religieuses, les sœurs Noires jusqu'en 1836, puis les sœurs de la Madeleine jusqu'en 1861. Après une restauration complète, les archives municipales y furent transférées en 1886. Depuis 2003, la tour accueille deux associations de tradition montpelliéraine, la confrérie des Barons de Caravètes et La Garriga. Une plaque en occitan sur la façade donnant sur le boulevard Henri IV rappelle Jacques Ier d'Aragon, né en 1208 et seigneur de Montpellier par sa mère Marie de Montpellier. La présence de pins au sommet, qui a donné son nom à la tour au début du XVIIIe siècle, s'explique par l'accumulation de terre entre les dalles de la plateforme et les conditions atmosphériques. Cette curiosité suscita l'imagination populaire, illustrée par la lecture d'une prédiction de Nostradamus selon laquelle « lorsque les pins disparaîtront, la cité périra », liaison rapidement faite avec la tour; la chute d'un de ces arbres en 1828 n'affecta toutefois pas l'existence de la ville. Les arbres ont été entretenus et, en cas de mort, remplacés par la municipalité, le dernier remplacement connu datant de 1960. L'intégralité du monument est inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 21 décembre 1925.