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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1900
2000
XIIe siècle (début)
Construction de la base romane
Construction de la base romane XIIe siècle (début) (≈ 1215)
Portail en plein cintre caractéristique du XIIe.
1937
Inscription du site
Inscription du site 1937 (≈ 1937)
Protection du village et de ses vestiges.
6 mai 1965
Classement de la tour
Classement de la tour 6 mai 1965 (≈ 1965)
Inscription comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour dite des Prisons (cad. AB 201) : inscription par arrêté du 6 mai 1965
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.
Origine et histoire de la Tour des Prisons
La tour des Prisons, édifiée au début du XIIe siècle, est un ouvrage roman dont la base présente des caractéristiques architecturales typiques de cette période, comme une porte en plein cintre avec un tympan demi-circulaire. Bien que son nom évoque une fonction carcérale, la tradition locale n’en précise pas l’origine exacte. La tour, haute d’environ quatorze mètres, fut reprise et surélevée ultérieurement, dotée d’archères et de merlons, avant de servir de grange. Son accès s’effectue par une ruelle menant à une cour intérieure, où subsiste un arc de l’ancienne porte.
Intégrée au réseau défensif de Saint-Guilhem-le-Désert, cette tour carrée assurait la sécurité nord-est du village, développé autour de l’abbaye au XIe siècle. Elle complétait un système incluant une courtine et une porte enjambant le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Le village, protégé par des falaises naturelles, conserve un caractère médiéval marqué, avec des vestiges d’enceinte et des maisons romanes datant probablement de la fin du XIIe siècle. La tour des Prisons, classée monument historique en 1965, illustre l’évolution architecturale et stratégique du site.
Le site de Saint-Guilhem-le-Désert, inscrit en 1937, témoigne d’une organisation spatiale médiévale préservée. La tour, initialement liée à la défense du village et de son abbaye, reflète les adaptations successives de son usage, passant d’un rôle militaire à des fonctions agricoles. Les ruines environnantes, comme celles du Cabinet du Géant ou du castel, soulignent l’importance stratégique de ce lieu au Moyen Âge, à la confluence du Verdus et des gorges de l’Hérault.