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Tour des Trinitaires et le mur y attenant à Marseille 2ème dans les Bouches-du-Rhône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Tour

Tour des Trinitaires et le mur y attenant

  • 11-13 Rue de la Vieille Tour
  • 13002 Marseille 2ème
Tour des Trinitaires de Marseille
Tour des Trinitaires et le mur y attenant
Tour des Trinitaires et le mur y attenant
Tour des Trinitaires et le mur y attenant
Crédit photo : Robert Valette - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
13000 Marseille, 11-13 Rue de la Vieille Tour

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1900
2000
début XIIIe siècle
Construction du couvent
21 janvier 1351
Vente à l'évêque
1524
Cession aux Trinitaires
1er octobre 1926
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour des Trinitaires et le mur y attenant : inscription par arrêté du 1er octobre 1926

Personnages clés

Rostany de Sabran - Ancien propriétaire Vendit la tour en 1351.
Guillaume de Chateauneuf - Ancien propriétaire Co-vendit la tour en 1351.
Robert de Mandagout - Évêque de Marseille Acquéreur de la tour en 1351.

Origine et histoire de la Tour des Trinitaires

La Tour des Trinitaires est un ancien clocher d’un couvent construit au début du XIIIe siècle, situé rue de la Vieille-Tour, dans le 2e arrondissement de Marseille. Propriété de la ville, cette tour est l’un des rares vestiges médiévaux encore visibles dans ce quartier. Elle témoigne de l’architecture religieuse de l’époque et de l’importance des ordres monastiques dans la région.

Selon les sources, la tour et le bâtiment attenant furent vendus le 21 janvier 1351 par Rostany de Sabran et Guillaume de Chateauneuf à l’évêque de Marseille, Robert de Mandagout. Ils furent ensuite cédés aux Trinitaires en 1524, en compensation de leur couvent détruit. Cet ordre religieux, fondé au XIIe siècle, se consacrait au rachat des captifs chrétiens, notamment ceux pris par les pirates ou lors de conflits.

Les Trinitaires jouaient un rôle social majeur : les captifs libérés en échange d’une rançon venaient déposer leurs chaînes dans la chapelle Notre-Dame du Bon Remède, dont le nom dérive du latin redimere (racheter). Voltaire les citait parmi les rares moines utiles, aux côtés des frères de Saint-Jean de Dieu. La tour, symbole de cette mission humanitaire, fut classée monument historique le 1er octobre 1926.

Aujourd’hui, la Tour des Trinitaires et son mur attenant restent des témoignages tangibles de ce passé religieux et caritatif. Leur localisation précise, au 11 rue de la Vieille-Tour, et leur état de conservation en font un site patrimonial notable, bien que leur accès au public soit peu documenté.

Liens externes

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