Construction du donjon XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la tour octogonale sur des substructions gallo-romaines.
Fin du XVIe siècle
Démantèlement partiel
Démantèlement partiel Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
La forteresse est démantelée, mais le donjon est conservé.
1862
Ajout de la statue
Ajout de la statue 1862 (≈ 1862)
Une statue de la Vierge est placée sur un piédestal.
1994
Inscription historique
Inscription historique 1994 (≈ 1994)
La tour est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour, y compris la statue de la Vierge (cad. AM 229, 230) : classement par arrêté du 2 septembre 1994
Personnages clés
Claude Quarré
Sculpteur de la statue de la Vierge en 1862.
Hisao Takahashi
Peintre et restaurateur, propriétaire actuel de la tour.
Perreaul de Varennes
Ancien seigneur du château.
Perrin Riveau
Seigneur possédant deux tiers du domaine en 1327.
Origine et histoire de la Tour des Ursulines
La tour dite des Ursulines, autrefois appelée tour des Prisonniers ou tour François Ier, est un donjon du XIIe siècle situé à Autun, en Saône-et-Loire. Élevée sur des substructions gallo-romaines, elle constitue l’un des rares vestiges du château de Riveau démantelé à la fin du XVIe siècle. Le donjon, qui protégeait cette forteresse, s’élève selon un plan octogonal et repose sur des fondations de muraille gallo-romaine partiellement conservées. Son appareil réutilise des matériaux antiques ou médiévaux ; seules les embrasures et les doubles baies cintrées, chacune surmontée d’un arc en plein cintre et encadrée de colonnes, témoignent clairement de l’influence romane, les parois ayant été modifiées par de nombreuses réparations au fil des siècles. Deux éléments du XIXe siècle sont particulièrement visibles : le parapet qui borde la terrasse supérieure et une statue de la Vierge haute de trois mètres, réalisée par Claude Quarré et placée sur un haut piédestal en 1862. Parmi les seigneurs anciens du château figurent Perreaul de Varennes et Perrin Riveau, ce dernier possédant deux tiers du domaine en 1327. Aux XIVe et XVe siècles, la forteresse a servi de citadelle puis de résidence aux autorités locales, et a également abrité une prison. À la fin des guerres de religion, la ville d’Autun, engagée dans les troubles, subit un siège en 1591 ; les habitants demandèrent ensuite le démantèlement de la forteresse, effectué entre 1595 et 1602, à l’exception du donjon. Par décret du 9 janvier 1647, une partie du terrain jouxtant la tour fut attribuée aux Ursulines, arrivées en 1617 ; elles y restèrent jusqu’à leur expulsion en 1791, après quoi le couvent, la cour et la tour furent saisis comme biens nationaux puis morcelés et vendus en 1793. La tour est inscrite au titre des monuments historiques depuis septembre 1994 et appartient, depuis 1997, au peintre et restaurateur Hisao Takahashi, qui en a fait un centre culturel international. On évitera de confondre ce site avec un autre couvent de Visitandines établi au XIXe siècle dans la partie nord‑ouest de l’ancien château ; ces locaux, acquis en 1836 pour le rétablissement de la Visitation, sont distincts de l’emplacement des Ursulines.