Tour dite Giberti à Pernes-les-Fontaines dans le Vaucluse

Tour dite Giberti

  • 84210 Pernes-les-Fontaines
Tour dite Giberti
Tour dite Giberti
Tour dite Giberti
Tour dite Giberti
Crédit photo : Marianne Casamance - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
Fin XVIe - début XVIIe siècle
Reconstruction de l'hôtel particulier
2015
Acquisition municipale
2019
Inauguration du CCAS
11 septembre 2019
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La tour dite Gilberti, en totalité, sise place des Comtes de Toulouse et 2 place de la Mairie, telle que délimitée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. AX 730) : inscription par arrêté du 11 septembre 2019

Personnages clés

Pierre Chauvet Dernier propriétaire de la tour, artiste peintre.
Jean-Julien Giberti Médecin et premier historien local, auteur d'une monographie sur Pernes-les-Fontaines.

Origine et histoire

La tour dite Giberti, également appelée tour Chauvet, est située à Pernes-les-Fontaines, dans le Vaucluse. Elle faisait partie d'un hôtel particulier reconstruit entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle, en réaménagement d'un bâtiment datant du XIIe siècle. Le nom Chauvet provient du dernier propriétaire, Pierre Chauvet, dont l'épouse et lui étaient artistes peintres ; le nom Giberti renvoie au médecin Jean‑Julien Giberti (1671‑1754), premier historien local et auteur d'une monographie sur Pernes‑les‑Fontaines conservée à la Bibliothèque Inguimbertine de Carpentras. La municipalité de Pernes‑les‑Fontaines a acquis la tour en 2015 ; après un an de travaux, elle y a installé, courant 2019, le CCAS et le club du troisième âge de la commune. La tour Giberti est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 11 septembre 2019.

Il subsiste de l'édifice d'origine une tour haute de 16,5 mètres, initialement composée de trois étages. Le rez‑de‑chaussée, destiné à un usage domestique, n'ouvre vers l'extérieur que par la porte donnant sur la rue ; la maçonnerie est principalement en pierre. Le premier étage, étage noble et de représentation, présente un plafond voûté avec une hauteur sous voûte de 7,5 mètres et des décors d'inspiration du XIIe siècle, notamment un bandeau orné de gorges et de motifs végétaux sur l'arc de la voûte. Une porte permet un accès direct vers l'extérieur par un escalier en pierre, isolant cette salle d'apparat du rez‑de‑chaussée aux fonctions plus militaires ; cet escalier en pierre est rare dans les tours urbaines de l'époque en Comtat Venaissin, où l'on rencontre habituellement des escaliers en bois. Les étages supérieurs sont en plâtre plutôt qu'en pierre. Le second étage, remanié au XVIIe siècle, est plus petit que le premier, offre une hauteur sous plafond de 6,35 mètres et ne comporte qu'une seule fenêtre. Les restructurations du XVIIe siècle ont effacé la plupart des éléments architecturaux médiévaux, à l'exception des fenêtres à meneaux.

Des ressources documentaires et iconographiques sont disponibles, notamment sur Wikimedia Commons et dans les bases dédiées à l'architecture et au patrimoine (Mérimée, Patrimage), ainsi que dans les notices consacrées aux monuments historiques du Vaucluse et de Pernes‑les‑Fontaines.

Liens externes