Construction de la tour 1703 (≈ 1703)
Édification de la tour défensive sur demande du gouverneur Auger.
22 janvier 1979
Inscription monument historique
Inscription monument historique 22 janvier 1979 (≈ 1979)
La tour est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour dite Tour du Père-Labat (cad. AB 102) : inscription par arrêté du 22 janvier 1979
Personnages clés
Jean-Baptiste Labat
Militaire et missionnaire dominicain ayant participé à la construction des tours de défense de l'île.
Gouverneur Auger
Gouverneur ayant demandé la construction de la tour pour protéger l'île.
Origine et histoire
La tour dite Tour du Père-Labat est un édifice défensif d'une batterie côtière situé à la jonction des communes de Baillif et de Basse-Terre, en Guadeloupe. Construite en 1703 pour défendre la partie nord de la ville de Basse-Terre, elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 22 janvier 1979. Haute de plus de quatre mètres et large de treize mètres, la tour présente des murs en pierres liés par un mortier de sable d'une épaisseur de deux mètres. Elle abritait une pièce à feu et pouvait accueillir une douzaine d'hommes. Les fortifications n'ont pas eu le temps de jouer leur rôle puisque les Anglais prirent Baillif en 1703. Le dossier historique précise qu'elle a été édifiée au début de l'année 1703 sur demande du gouverneur Auger pour protéger le sud de l'île contre les attaques anglaises, à la pointe de Pères, au nord de Basse-Terre, près de la rivière des Pères. Elle doit son nom au militaire et missionnaire dominicain Jean-Baptiste Labat (1663-1738), qui participa à la fondation d'une mission sur le site dit des « Pères-Blancs » et dirigea la construction des tours de défense de l'île. Aujourd'hui, la tour se trouve en bordure de la route nationale 2 qui relie Basse-Terre à Pointe-Noire le long de la côte-sous-le-vent. Des photographies datées de 2012 et d'avril 2024 documentent son état. Des références et ressources en ligne, notamment une notice Mérimée et des images sur Wikimedia Commons, complètent les informations disponibles, ainsi que les articles consacrés aux monuments historiques de la Guadeloupe et à Jean-Baptiste Labat.