Révolte de la Harelle 1382 (≈ 1382)
Destruction du premier beffroi après la révolte populaire, suivie d'une interdiction de reconstruction.
1389
Construction de l'horloge
Construction de l'horloge 1389 (≈ 1389)
Mise en place du mécanisme d'horlogerie, l'un des plus anciens de France.
1398
Rebâtissement du beffroi
Rebâtissement du beffroi 1398 (≈ 1398)
Les Rouennais contournent l'interdiction en construisant une tour d'horloge plutôt qu'un beffroi.
1527-1529
Arche Renaissance
Arche Renaissance 1527-1529 (≈ 1528)
Construction de l'arche enjambant la rue, surmontée de l'horloge astronomique.
1889-1893
Restauration par Louis Sauvageot
Restauration par Louis Sauvageot 1889-1893 (≈ 1891)
Importante restauration de l'horloge et du beffroi.
2006
Réouverture au public
Réouverture au public 2006 (≈ 2006)
Après des travaux de restauration, le monument rouvre ses portes.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour du Beffroi : classement par arrêté du 18 juin 1930
Personnages clés
Louis Sauvageot
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Jacques Le Lieur
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Jean-Pierre Defrance
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Balthazar Martinot
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Origine et histoire de la Tour du Beffroi
Le Gros-Horloge de Rouen, monument emblématique de la ville, est un ensemble architectural unique alliant horloge astronomique, beffroi et arche Renaissance. Construit entre le XIVe et le XVIe siècle, il incarne la maîtrise du temps par les autorités civiles face aux institutions religieuses. À l'origine, un beffroi médiéval, détruit après la révolte de la Harelle en 1382, est remplacé par une tour d'horloge en 1398, contournant l'interdiction royale. Le mécanisme d'horlogerie, l'un des plus anciens de France, date de 1389 et est abrité dans le beffroi gothique, dont les baies rayonnantes et flamboyantes témoignent des styles architecturaux de l'époque. Au XVIe siècle, l'arche Renaissance enjambe la rue du Gros-Horloge, surmontée d'une horloge astronomique aux cadrans solaires et lunaires, symbolisant l'avancée scientifique de la Renaissance. Les transformations ultérieures, comme la coupole classique remplaçant la flèche en charpente, reflètent les évolutions esthétiques et techniques. Le monument a été restauré à plusieurs reprises, notamment par Louis Sauvageot entre 1889 et 1893, et a survécu à des événements marquants comme les tagages ou les infestations de parasites xylophages. Aujourd'hui, il abrite un musée offrant un panorama sur Rouen et attire des milliers de visiteurs chaque année.