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Tour du Boutge d'Albi dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour du Boutge d'Albi

  • 30 Place Henri-de-Grosse
  • 81990 Albi
Crédit photo : Bernard Tournier - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une association
81000 Albi, 30 Place Henri-de-Grosse

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1525
Première mention écrite
XVe siècle
Construction initiale
1670
Rénovation majeure
13 octobre 1971
Classement MH
XXe siècle
Restaurations modernes
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. H 652) : inscription par arrêté du 13 octobre 1971

Personnages clés

Ignace de Brandouin - Seigneur de Frégedon Premier propriétaire connu en 1525.
Famille de Ciron - Propriétaires en 1605 Noble lignée albigeoise.
Famille de Gorsse - Propriétaires (XVIIIe-XIXe) Dernière famille noble propriétaire.
Abbés de Solages - Acquéreurs en 1921 Propriétaires via une société civile.
Gérard Alquier - Historien local A retracé l’histoire de l’hôtel.

Origine et histoire de la Tour du Boutge

La Tour du Boutge est une tour fortifiée édifiée au XVe siècle à Albi, dans le Tarn. Construite en briques, matériau typique de l’architecture toulousaine et albigeoise, elle appartenait initialement à un hôtel particulier, reflétant le prestige des familles nobles locales. Son style sobre et ses éléments défensifs, comme l’encorbellement supérieur, suggèrent une vocation à la fois résidentielle et protectrice.

À l’époque de sa construction, Albi était une ville prospère, marquée par l’influence des évêques et des familles aristocratiques. La tour s’inscrit dans un contexte de renforcement des défenses urbaines, alors que la région sortait des troubles de la guerre de Cent Ans. Les briques, moins coûteuses que la pierre, permettaient une construction rapide et solide, tout en affichant un certain luxe.

La tour fut profondément remaniée en 1670, comme en témoignent les deux portes jumelées gravées de cette date. Ces modifications correspondent à une période de paix relative sous Louis XIV, où les édifices perdirent partiellement leur caractère défensif pour gagner en confort. La tourelle ronde ajoutée à l’angle nord-est et les fenêtres à colonnettes illustrent cette évolution vers un style plus résidentiel.

Au fil des siècles, la tour changea plusieurs fois de propriétaires, passant entre les mains de familles influentes comme les Brandouin, les Clari ou les de Ciron. Au XVIIIe siècle, elle appartint aux de Gorsse, une lignée noble locale, avant d’être vendue à des particuliers au XXe siècle. Ces changements reflètent les mutations sociales et économiques de l’Occitanie.

En 1971, la tour fut inscrite aux monuments historiques, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Les restaurations menées au XXe siècle, comme la transformation de la toiture en terrasse, visèrent à préserver son intégrité tout en l’adaptant à des usages modernes. Aujourd’hui, elle reste un témoignage rare de l’architecture civile albigeoise, mêlant héritage médiéval et influences classiques.

La place Henri-de-Grosse, où elle se dresse, rappelle par son nom un ancien maire d’Albi, soulignant le lien entre patrimoine et mémoire locale. La tour, bien que privée, contribue à l’attractivité historique de la ville, aux côtés de la cathédrale Sainte-Cécile et du palais de la Berbie. Son état de conservation en fait un exemple remarquable des tours urbaines occitanes.

Liens externes

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