Frise chronologique
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Tour défensive pour surveiller gué et moulin.
XVIIIe siècle
Agrandissement par Pierre Trenty
Agrandissement par Pierre Trenty
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Ajout galerie, terrasse, style château de Fumel.
1er septembre 1986
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1er septembre 1986 (≈ 1986)
Protection façades, toitures et terrasses.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures, y compris la terrasse avec son escalier (cad. AC 123) : inscription par arrêté du 1er septembre 1986
Personnages clés
| Pierre Trenty - Maître de forges et papetier |
Agrandi la demeure au XVIIIe siècle. |
| Famille Trenty - Propriétaires depuis le XVIIIe siècle |
Occupa les lieux jusqu’au XIXe siècle. |
Origine et histoire
La Tour du Caraillé de Fumel, située au no 3 de la rue Belhomme, est un édifice composite dont les origines remontent au XIVe siècle. À l’origine, elle fut probablement construite pour surveiller un gué sur le fleuve Lot ainsi qu’un moulin voisin. La partie la plus ancienne repose sur une cave voûtée percée de meurtrières, et inclut une tour ronde dotée d’un escalier à vis, typique des constructions défensives médiévales.
Au XVIIIe siècle, l’édifice fut agrandi et réaménagé dans un style inspiré du château de Fumel, avec une terrasse à balustres et une galerie voûtée d’arêtes. Cette transformation reflète l’influence de la famille Trenty, notamment Pierre Trenty, maître de forges et papetier, qui occupa les lieux à partir de cette période. La façade sud, en rez-de-chaussée surélevé, et les communs au nord, autrefois caserne de gendarmerie, témoignent de cette évolution architecturale.
La Tour du Caraillé fut inscrite aux monuments historiques le 1er septembre 1986 pour ses façades, toitures et terrasses. Son histoire est liée à la confluence du Lot et de la Lémance, ainsi qu’à l’activité industrielle locale, comme en attestent les traces de canalisation du bras de la Lémance au XXe siècle. Les éléments protégés incluent des caves voûtées, une galerie en arcades et des balustres similaires à ceux du château voisin.
L’édifice illustre ainsi la transition entre une fonction défensive médiévale et une résidence bourgeoise des Lumières, tout en conservant des vestiges de son passé militaire. Son architecture hybride en fait un témoignage rare de l’adaptation des bâtiments anciens aux besoins des élites locales sous l’Ancien Régime.