Reconstruction du château 1376–1389 (≈ 1383)
Reprise aux Anglais par Raoul VIII de Bretagne.
1389
Construction de la tour
Construction de la tour 1389 (≈ 1389)
Date précise de l’édification du donjon.
1440–1480
Refonte des murs d’enceinte
Refonte des murs d’enceinte 1440–1480 (≈ 1460)
Renforcement des défenses du château.
1482
Officialisation du jeu du Papegai
Officialisation du jeu du Papegai 1482 (≈ 1482)
Tradition bourgeoise locale institutionnalisée.
1627
Destruction partielle du château
Destruction partielle du château 1627 (≈ 1627)
Ordre de Richelieu contre les forteresses intérieures.
1770
Fin du jeu du Papegai
Fin du jeu du Papegai 1770 (≈ 1770)
Suppression de la tradition bourgeoise.
5 novembre 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 5 novembre 1926 (≈ 1926)
Protection patrimoniale de la tour.
1984–2015
Écomusée de Brocéliande
Écomusée de Brocéliande 1984–2015 (≈ 2000)
Réutilisation culturelle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour du château ou ancien donjon (ancienne prison) (cad. AD 74) : inscription par arrêté du 5 novembre 1926
Personnages clés
Raoul VIII de Bretagne - Duc de Bretagne
Reprit le château aux Anglais (1376–1389).
Richelieu - Cardinal et ministre de Louis XIII
Ordonna la destruction partielle en 1627.
Origine et histoire de la Tour du Papegault
La tour du Papegault, située à Montfort-sur-Meu en Ille-et-Vilaine, est le seul vestige d’un château-fort construit au XIVe siècle, après sa reprise aux Anglais par Raoul VIII de Bretagne entre 1376 et 1389. Datée précisément de 1389, elle était intégrée à une enceinte refaite entre 1440 et 1480, avant d’être partiellement détruite en 1627 sur ordre de Richelieu. La tour, massive et dotée de deux tourelles (l’une carrée abritant des latrines, l’autre polygonale avec un escalier), combine des salles circulaires en sous-sol et des étages octogonaux, couronnés de mâchicoulis.
La tour tire son nom du jeu du Papegai, un tir traditionnel réservé à la milice bourgeoise locale, officialisé en 1482 et supprimé en 1770. Le vainqueur bénéficiait de privilèges. Ce donjon a aussi servi de prison, puis a abrité l’écomusée de Brocéliande de 1984 à 2015. Classée Monument Historique en 1926, elle appartient aujourd’hui à la commune et se dresse près de l’église Saint-Louis-Marie-Grignion-de-Montfort, en bordure de la rivière Garun.
Architecturalement, la tour illustre les techniques défensives médiévales tardives, avec son dernier étage en retrait et ses mâchicoulis à quatre ressauts. Son escalier en tourelle polygonale et ses latrines intégrées reflètent une conception fonctionnelle, typique des donjons bretons de la fin du XIVe siècle. La destruction partielle du château en 1627 s’inscrit dans la politique de démantèlement des forteresses intérieures sous Richelieu, visant à affaiblir les pouvoirs locaux.
Le site, situé 11 rue de Hennau, conserve une précision géographique jugée satisfaisante (niveau 7/10). Sa localisation stratégique, entre l’église et la Garun, souligne son rôle central dans l’organisation urbaine médiévale de Montfort-sur-Meu, ville marquée par son histoire ducale bretonne et ses conflits avec l’Angleterre.
Devenir actuel
Ancienne prison aux 19ème et 20ème siècles, la tour Papegault ne se visite pas.