Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction présumée
Construction présumée
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification probable de la tour carrée.
1781
Achat par de Pommereul
Achat par de Pommereul
1781 (≈ 1781)
Acquise par le général François René Jean.
15 décembre 1926
Inscription MH
Inscription MH
15 décembre 1926 (≈ 1926)
Classée à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour du Papegaud (cad. B 615) : inscription par arrêté du 15 décembre 1926
Personnages clés
| François René Jean de Pommereul - Général d'artillerie |
Propriétaire en 1781 avant confiscation. |
| Honoré de Balzac - Écrivain |
Intègre la tour dans *Les Chouans* (1829). |
| Gilbert de Pommereul - Ancien propriétaire (famille) |
Guide de Balzac lors de son séjour. |
Origine et histoire
La tour du Papegaud est une tour carrée médiévale située à Fougères, au nord-ouest de l'église Saint-Léonard. Elle fait partie de l'enceinte urbaine du bourg-neuf, intégrée aux remparts sud et ouest de la ville. Ces remparts, longeant la vallée du Nançon, reliaient le château de Fougères au coteau Saint-Léonard. Avec la porte Notre-Dame et la tour Nichot, elle renforçait les défenses naturelles formées par la rivière et les escarpements rocheux.
Probablement édifiée au XIIIe siècle, la tour tire son nom du jeu du Papegai, une cible pour le tir à l'arbalète. Plus tard, sous l'Ancien Régime, elle fut acquise par la communauté des chirurgiens, liés à l'hôpital Saint-Nicolas voisin (détruit en 1865). En 1781, elle fut achetée par le général François René Jean de Pommereul, avant d'être confisquée lors de son émigration. Devenue propriété communale, elle fut inscrite aux Monuments historiques en 1926.
La tour apparaît dans Les Chouans de Balzac, où elle sert de cadre à l'intrigue autour de Marie de Verneuil et du marquis de Montauran. Bien que la maison décrite soit fictive, Balzac s'inspira de son séjour à Fougères en 1828, guidé par la famille de Pommereul, anciens propriétaires. Les lieux environnants (vallée du Nançon, église Saint-Léonard) correspondent aux descriptions romanesques.
Aujourd’hui fortement arasée, la tour conserve une valeur patrimoniale liée à son rôle défensif et à son évocation littéraire. Son inscription en 1926 souligne son importance historique, entre architecture militaire et héritage culturel breton.