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Tour du Ravelin de Fougères en Ille-et-Vilaine

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour

Tour du Ravelin de Fougères

    Rue Porte-Saint-Léonard
    35300 Fougères
Propriété de la commune
Tour du Ravelin de Fougères
Tour du Ravelin de Fougères
Tour du Ravelin de Fougères
Tour du Ravelin de Fougères
Tour du Ravelin de Fougères
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1449
Siège de Fougères
XVe siècle
Construction de la tour
1821
Cadastre napoléonien
1885
Amputation de la tour
14 octobre 1926
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour Ravelin : inscription par arrêté du 14 octobre 1926

Personnages clés

François II - Duc de Bretagne (1458-1488) Commanditaire des fortifications dont la tour.
François Ier - Duc de Bretagne (1442-1450) A assiégé Fougères en 1449.
François de Surienne - Aventurier et mercenaire Occupait Fougères avant le siège.

Origine et histoire

La tour du Ravelin est un ouvrage défensif situé à Fougères, en Ille-et-Vilaine, intégré au système de fortifications médiévales de la ville. Construite au XVe siècle sous le règne du duc François II (1458-1488), elle protégeait la porte Saint-Léonard, un point vulnérable des remparts. Son nom provient du ravelin, une structure en demi-lune typique des fortifications, conçue pour résister aux progrès de l'artillerie. Aujourd'hui, il n'en subsiste que la moitié orientale, la partie ouest ayant disparu lors de l'aménagement urbain du XIXe siècle.

La construction de la tour s'inscrit dans un contexte de renforcement des défenses de Fougères après le siège de 1449, mené par le duc François Ier pour reprendre la ville à François de Surienne. Les dommages subis par les remparts lors de ce conflit, notamment face aux boulets d'artillerie, avaient révélé la nécessité d'adapter les fortifications. Un impôt sur les boissons, instauré par François II, finança partiellement ces travaux. La tour était initialement dotée de casemates à canons et d'un couronnement crénelé, aujourd'hui disparu, attestant de son rôle dans la défense active.

Architecturalement, la tour se présente comme un quart de cylindre en moellons de cornéenne et granite, consolidé par des chaînages postérieurs. Son état actuel résulte d'une amputation au XIXe siècle pour rectifier le tracé de la rue Porte-Saint-Léonard et construire le presbytère adjacent en 1885. La tour est inscrite aux monuments historiques depuis 1926, témoignant de son importance patrimoniale. Elle est située entre la rue Porte-Saint-Léonard et la place du Général Lariboisière, à proximité de l'hôtel de ville et de l'église Saint-Léonard.

Le cadastre napoléonien de 1821 révèle que la tour faisait partie d'un ensemble défensif plus large, incluant un cavalier et un boulevard protégeant la porte Saint-Léonard. À cette époque, la demi-lune était encore intacte, mais seule sa moitié est a survécu aux transformations urbaines. La parcelle actuelle (section AT, n°376) inclut aussi l'ancien presbytère, sécularisé après la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État, aujourd'hui occupé par les services municipaux.

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