Frise chronologique
Fin XIIIe - Début XIVe siècle
Construction présumée
Construction présumée
Fin XIIIe - Début XIVe siècle (≈ 1425)
Maisons fortes près des remparts
1789
Devenue propriété communale
Devenue propriété communale
1789 (≈ 1789)
Transformée en prison révolutionnaire
16 juillet 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
16 juillet 1925 (≈ 1925)
Inscription officielle par l'État
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour : inscription par arrêté du 16 juillet 1925
Personnages clés
| Richard Cœur de Lion - Roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine |
Attribution hypothétique (non confirmée) |
| Baron de Madaillan - Seigneur local |
Détenait la ville en paréage |
| Famille du Fossat d'Aiguillon - Propriétaires ultérieurs |
Héritiers des biens de Madaillan |
| Richard-Cœur-de-Lion - Roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine |
Commanditaire supposé (hypothèse non confirmée) |
Origine et histoire
La tour du Roy, située à Sainte-Livrade-sur-Lot (Lot-et-Garonne), est un vestige du XIIIe ou début XIVe siècle, probablement une maison forte construite par un seigneur local près des remparts. Bien qu’attribuée parfois à Richard-Cœur-de-Lion, les historiens privilégient l’hypothèse d’une construction tardive pour renforcer la défense de la ville, en lien avec le baron de Madaillan, co-seigneur avec le roi.
À la Révolution, la tour devient propriété communale et est transformée en prison. Son architecture en brique, typique de la région, comprend un rez-de-chaussée aveugle, des étages desservis par des escaliers intérieurs et extérieurs, et une couverture en tuiles creuses. Elle illustre l’adaptation des fortifications urbaines aux besoins défensifs locaux.
Classée monument historique en 1925, la tour du Roy est le seul vestige des anciennes fortifications de Sainte-Livrade. Son escalier extérieur en brique et ses contreforts renforçant la structure jusqu’à mi-hauteur témoignent des techniques de construction médiévales. Après la Révolution, elle perd sa fonction militaire pour un usage civil, reflétant les mutations politiques et sociales de l’époque.
Les sources mentionnent son rattachement successif aux familles de Madaillan puis du Fossat d’Aiguillon, soulignant son rôle dans les dynamiques seigneuriales locales. Aujourd’hui propriété de la commune, elle incarne un patrimoine architectural lié à l’histoire féodale et révolutionnaire de la région.