Construction initiale XVe siècle (≈ 1550)
Tour édifiée comme prison archiépiscopale
1792
Réutilisation carcérale
Réutilisation carcérale 1792 (≈ 1792)
Retour en prison après la Terreur
2 décembre 1851
Prison sous Napoléon III
Prison sous Napoléon III 2 décembre 1851 (≈ 1851)
Fonction maintenue après coup d’État
17 août 1945
Classement monument historique
Classement monument historique 17 août 1945 (≈ 1945)
Protection par le ministère de la Culture
2013
Rénovation en musée privé
Rénovation en musée privé 2013 (≈ 2013)
Visites intérieures interdites depuis
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour : classement par arrêté du 17 août 1945
Personnages clés
Archevêque d'Auch (XVe siècle) - Commanditaire
Ordre de construction comme prison
Napoléon III - Dirigeant politique
Maintien de la fonction carcérale en 1851
Jacques Lapart - Historien local
Auteur d’inventaires sur le Gers (2006)
Origine et histoire de la Tour d'Armagnac
La tour d’Armagnac, aussi appelée tour du Sénéchal, est édifiée au XVe siècle à Auch (Gers) sur ordre de l’archevêque local pour servir de prison. Intégrée à l’ensemble cathédral, elle est accessible par la sacristie de la cathédrale Sainte-Marie, avec laquelle elle partage un lien architectural direct. Ses sous-sols et étages inférieurs abritent des cellules voûtées, tandis que les niveaux supérieurs, desservis par un escalier en pierre en limaçon, offrent une vue panoramique sur la ville et sa cathédrale.
Sous l’Ancien Régime, la tour perd sa fonction carcérale pour devenir une salle d’archives, avant de retrouver son usage initial comme prison après 1792, durant la Terreur, puis sous le Second Empire après le coup d’État de Napoléon III en 1851. Ses murs épais de 2 mètres et ses sept étages, chacun doté de cellules exiguës (4 à 5 m2), témoignent de son rôle répressif. Classée monument historique en 1945, elle est aujourd’hui une propriété privée dont l’intérieur est interdit au public depuis sa rénovation en 2013.
L’architecture de la tour reflète sa double vocation défensive et symbolique. La cellule la plus haute, ouverte sur les quatre points cardinaux, pourrait évoquer une dimension de surveillance ou de pouvoir. Son accès complexe, passant par des espaces religieux (salle capitulaire, sacristie), souligne son intégration dans le dispositif ecclésiastique de la cité. Les descriptions mentionnent également des portes en fer et des voûtes en berceau, caractéristiques des constructions médiévales destinées à l’enfermement.
Les sources historiques, comme les travaux de Jacques Lapart (2006), soulignent son lien avec le patrimoine protégé du Gers. La tour est citée dans les inventaires des monuments historiques, avec une localisation précise sur la place Salinis, bien que son accès reste restreint. Son classement en 1945 par le ministère de la Culture en fait un témoin majeur de l’histoire judiciaire et architecturale de la région Occitanie.