Frise chronologique
1821
Construction de la tour
Construction de la tour
1821 (≈ 1821)
Extension de la ligne Lyon-Toulon sous Louis XVIII.
29 août 1821
Signature de la convention
Signature de la convention
29 août 1821 (≈ 1821)
Accord pour l’implantation sur le terrain.
1852
Fin de l’activité
Fin de l’activité
1852 (≈ 1852)
Remplacée par le télégraphe électrique.
1854
Vente aux enchères
Vente aux enchères
1854 (≈ 1854)
Matériel dispersé, terrain rétrocédé.
22 septembre 1987
Classement monument historique
Classement monument historique
22 septembre 1987 (≈ 1987)
Inscription à l’inventaire supplémentaire.
1993-1994
Installation de la réplique
Installation de la réplique
1993-1994 (≈ 1994)
Mécanisme Chappe reconstitué par le CNAM.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour du télégraphe (cad. AM 144) : inscription par arrêté du 22 septembre 1987
Personnages clés
| Abraham Chappe - Administrateur des télégraphes |
Signataire de la convention de 1821. |
| Rambaud Brosse - Maire de Sainte-Foy-lès-Lyon |
Signataire de l’accord d’implantation. |
| Pierre Nesme - Propriétaire du terrain |
Cède le terrain pour la construction. |
Origine et histoire
La tour du télégraphe Chappe de Sainte-Foy-lès-Lyon a été construite en 1821 dans le cadre de l'extension du réseau télégraphique optique sous le règne de Louis XVIII. Elle reliait Lyon, où la ligne s’arrêtait, au port militaire de Toulon. Le 29 août 1821, une convention est signée entre le maire de Sainte-Foy-lès-Lyon, Rambaud Brosse, l’administrateur des télégraphes Abraham Chappe, et Pierre Nesme, propriétaire du terrain adjacent à la chapelle Sainte-Marguerite. La station, située entre celles de Saint-Just (Lyon) et d’Irigny, fonctionnait comme relais optique avant d’être rendue obsolète par le télégraphe électrique en 1852.
En 1854, après sa mise hors service, le matériel de la tour est vendu aux enchères et le terrain rétrocédé à ses propriétaires d’origine. La tour, transformée en logement pour un gardien, est ensuite abandonnée. Elle est sauvée dans les années 1980 grâce à l’action de l’Association pour la Restauration de la Tour du Télégraphe Chappe, fondée pour contrer un projet de parking sur le site. Classée à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 22 septembre 1987, elle est restaurée à partir de 1990.
Pour célébrer le bicentenaire de la première ligne télégraphique Chappe en 1993-94, le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Lyon reconstruit une réplique du mécanisme original, exposée dans la tour après plusieurs expositions itinérantes. Aujourd’hui, le monument abrite un petit musée géré par une association locale, proposant des visites mensuelles. Le rez-de-chaussée reconstitue un logement typique de stationnaire du XXe siècle, témoignant de l’évolution des techniques de communication.
La tour, propriété de la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon, est située au 2 montée de la Chapelle. Son mécanisme et son histoire en font un vestige rare des débuts des télécommunications modernes en France, avant l’ère électrique. L’édifice symbolise aussi l’adaptation du patrimoine industriel à des usages culturels contemporains, grâce à l’engagement associatif et aux politiques de préservation.