Crédit photo : Élisabeth ranvoisy - Sous licence Creative Commons
Propriété privée ; propriété d'une association
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1150
Don aux Templiers
Don aux Templiers 1150 (≈ 1150)
Le seigneur de Tournemire fit don des terres du Viala aux Templiers.
1315
Passage aux Hospitaliers
Passage aux Hospitaliers 1315 (≈ 1315)
Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem prirent possession des terres.
1430
Construction de la tour
Construction de la tour 1430 (≈ 1430)
Le prieur Bertrand d'Arpajon autorisa la construction d'une tour fortifiée.
XVIIe siècle
Utilisation comme prison
Utilisation comme prison XVIIe siècle (≈ 1750)
Le rez-de-chaussée de la tour servit de prison.
1981
Début des restaurations
Début des restaurations 1981 (≈ 1981)
Une association entreprit la restauration des bâtiments.
16 mars 1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 16 mars 1993 (≈ 1993)
La tour et ses annexes ont été inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour et ses annexes (cad. A 273 à 277) : inscription par arrêté du 16 mars 1993
Personnages clés
Bertrand d'Arpajon
Prieur ayant autorisé la construction de la tour fortifiée en 1430.
Origine et histoire de la Tour
La tour du Viala-du-Pas-de-Jaux, tour-grenier liée à la commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon, se trouve au Viala-du-Pas-de-Jaux, dans l'Aveyron au sud de Millau, et constitue un des hauts‑lieux hospitaliers du causse du Larzac. En 1150, le seigneur de Tournemire fit don des terres du Viala aux Templiers ; en 1315, la dévolution des biens de l'ordre du Temple permit aux Hospitaliers de Saint‑Jean de Jérusalem d'en prendre possession ; ceux‑ci y édifièrent un logis et une église dédiée à Saint‑Jean‑Baptiste. En 1430, le prieur Bertrand d'Arpajon autorisa la construction d'une tour fortifiée destinée à abriter les habitants en période d'insécurité et à stocker les récoltes de céréales, d'où l'appellation de tour‑grenier ; avant cette construction, le refuge le plus proche était la commanderie de Sainte‑Eulalie‑de‑Cernon. À l'origine la tour présentait sept étages ; un bâtiment annexe comprenait les écuries et la salle de garde. Au XVIIe siècle, le rez‑de‑chaussée aveugle voûté en berceau servit de prison. La tour, haute de 27 mètres, comporte aujourd'hui cinq étages ; elle est couronnée par une voûte couverte de lauzes et bordée d'un chemin de ronde avec mâchicoulis offrant une vue à 360 degrés. Depuis 1981, une association a entrepris la restauration des bâtiments, qui accueillent désormais des expositions temporaires. La tour et ses annexes ont été inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 16 mars 1993. Elle est ouverte à la visite, permettant d'apprécier tant les élévations extérieures — vue arrière, angle sud‑ouest, voûte sommitale et chemin de ronde — que les scènes d'intérieur.