Frise chronologique
1920-1921
Construction de la tour
Construction de la tour
1920-1921 (≈ 1921)
Œuvre de Umbdenstock et Dautry pour la Compagnie du Nord.
6 avril 1944
Bombardements et désaffectation
Bombardements et désaffectation
6 avril 1944 (≈ 1944)
Endommagée lors de la Libération.
6 novembre 1995
Classement monument historique
Classement monument historique
6 novembre 1995 (≈ 1995)
Initiative de Marcel Bouleau, adjoint au maire.
2016
Projet de reconversion touristique
Projet de reconversion touristique
2016 (≈ 2016)
Hébergement insolite et salon panoramique prévus.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour (cad. A 1044) : classement par arrêté du 6 novembre 1995
Personnages clés
| Gustave Umbdenstock - Architecte |
Concepteur de la tour pour la Compagnie du Nord. |
| Raoul Dautry - Ingénieur |
Collaborateur à la construction de la tour. |
| Marcel Bouleau - Ancien adjoint au maire de Buire |
Initiateur du classement en 1995. |
Origine et histoire
La Tour Florentine de Buire, située dans l’Aisne en région Hauts-de-France, fut édifiée entre 1920 et 1921 comme poste d’aiguillage pour la gare de triage d’Hirson, alors deuxième plus importante de France après Paris. Conçue par l’architecte Gustave Umbdenstock et l’ingénieur Raoul Dautry pour la Compagnie des chemins de fer du Nord, sa structure en béton armé de 45,76 mètres s’inspire des beffrois locaux, avec un décor de briques et céramiques Art déco. Elle comportait six étages dédiés aux fonctions techniques (relais, contrôle des aiguillages) et quatre horloges monumentales à son sommet.
Désaffectée après les bombardements de 1944 qui endommagèrent le site, la tour fut rachetée symboliquement par la commune de Buire en 1995, année de son classement comme monument historique. Son nom « florentine » évoquerait soit les constructions de Florence, soit l’origine de l’entrepreneur ayant bâti une tour similaire à Lens. Parmi les sept tours de ce type construites par la Compagnie du Nord (Lille, Lens, Béthune, etc.), seules celles de Buire et Leval subsistent aujourd’hui.
La tour, propriété communale depuis son rachat à un pépiniériste, incarne l’héritage cheminot de la région. Un projet de reconversion en hébergement touristique, incluant un salon panoramique au dernier étage, a été retenu en 2016 par la communauté de communes du Pays des Trois Rivières. Estimé à 2 millions d’euros, ce projet dépend cependant d’un financement public à hauteur de 70 %, soulignant les enjeux de préservation et de valorisation de ce patrimoine industriel.
Classée grâce à l’initiative de Marcel Bouleau, ancien adjoint au maire, la Tour Florentine reste un symbole de la culture ferroviaire locale. Son architecture hybride, mêlant modernité du béton et références régionales, témoigne de l’âge d’or des gares de triage au début du XXe siècle, lorsque Buire-Hirson jouait un rôle clé dans le réseau national, à la jonction des lignes Nord et Est.