Construction initiale vers 1634 (≈ 1634)
Batterie édifiée sous Richelieu pour défendre la passe.
1775-1795
Travaux d'agrandissement
Travaux d'agrandissement 1775-1795 (≈ 1785)
Reconstruction logements et magasin d'artillerie.
1810-1822
Rénovation majeure
Rénovation majeure 1810-1822 (≈ 1816)
Casernements et enceinte reconstruits.
1881
Dernier armement connu
Dernier armement connu 1881 (≈ 1881)
Deux canons rayés de 30 encore en place.
1939
Classement du site
Classement du site 1939 (≈ 1939)
Protection ministérielle du terrain.
1989
Inscription MH
Inscription MH 1989 (≈ 1989)
Batterie inscrite à l'inventaire supplémentaire.
2020-2022
Restauration complète
Restauration complète 2020-2022 (≈ 2021)
Transformation en centre d’interprétation (2,5 M€).
12 novembre 2022
Ouverture au public
Ouverture au public 12 novembre 2022 (≈ 2022)
Inauguration du centre d’accueil.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Batterie du Pradeau, dite aussi la Tour Fondue (cad. G 494) : inscription par arrêté du 21 juillet 1989
Personnages clés
Cardinal de Richelieu - Commanditaire présumé
Initiateur probable de la construction vers 1634.
Origine et histoire de la Tour Fondue
La batterie du Pradeau, dite tour Fondue, est un fortin militaire construit vers 1634 sous Richelieu, au sud de la presqu’île de Giens (Var). Ce petit ouvrage polygonal, dépourvu de tour-réduit mais doté d’un corps de garde, avait pour mission de croiser ses feux avec le Petit Langoustier pour protéger la passe menant à Porquerolles. Il abritait une caserne de 12 à 15 soldats et un magasin à poudre, remaniés aux XVIIe et XIXe siècles.
En 1881, la batterie était encore armée de deux canons rayés de 30. Déclassée au XIXe siècle, elle tomba en ruine avant d’être inscrite aux monuments historiques en 1989 (après un premier classement du site en 1939). Propriété du parc national de Port-Cros depuis 1978, elle fit l’objet de campagnes de restauration inabouties dans les années 1980, puis d’une réhabilitation complète entre 2020 et 2022.
Le projet, financé à 2,5 millions d’euros par le parc national, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et des partenaires publics, a transformé le site en un centre d’interprétation ouvert en novembre 2022. Ce lieu accueille désormais les visiteurs se rendant vers les îles de Porquerolles et Port-Cros. Son nom provençal, Tour Foundudo (« tour fendue »), évoque son état de ruine avant restauration.
Architecturalement, l’ouvrage se distingue par son enceinte sans tour centrale, ses bâtiments en moellons enduits (partiellement restaurés), et sa voûte en brique pour le magasin à poudre. Les casernements, couverts de tuiles creuses, furent reconstruits entre 1810 et 1822. La passerelle d’accès, rénovée dans les années 2000, permet aujourd’hui un accès sécurisé au site.
La tour Fondue illustre l’effort de défense côtière contre la piraterie barbaresque aux XVIIe et XVIIIe siècles. Sa position stratégique, à l’entrée de la rade d’Hyères, en faisait un maillon clé du dispositif militaire local, complété par d’autres forts sur les îles d’Hyères. Son abandon au XIXe siècle reflète l’évolution des besoins défensifs après la pacification de la Méditerranée.