Construction probable Fin XIIIe–début XIVe siècle (≈ 1425)
Datation estimée de la tour-porte.
1er août 1974
Classement MH
Classement MH 1er août 1974 (≈ 1974)
Inscription comme Monument Historique.
Époque contemporaine
Modification des piédroits
Modification des piédroits Époque contemporaine (≈ 2007)
Élargissement de la porte d’entrée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour fortifiée (cad. B 512, 522, 523) : inscription par arrêté du 1er août 1974
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique.
Origine et histoire de la Tour fortifiée
La tour fortifiée de Bazian, située à l’est du village dans le Gers, est l’un des derniers vestiges des remparts locaux. Construite probablement entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle (bien que souvent associée au XVe siècle), elle se développe sur quatre niveaux. Son rez-de-chaussée, typique des portes fortifiées gersoises, comporte une entrée en arc brisé munie d’un passage de herse et d’un couloir voûté en berceau. La porte, bloquable de l’intérieur par des barres transversales, s’appuyait contre un arc plus étroit que la voûte. L’accès aux étages supérieurs se faisait par un escalier de pierre (premier étage) ou une échelle intérieure (deuxième étage).
Les étages supérieurs de la tour sont percés de petites fenêtres, dont une en arc brisé au dernier niveau. Bâtie en moyen appareil de calcaire, elle est coiffée d’un toit en pavillon couvert de tuiles creuses et plates à crochet. Les piédroits de la porte ont été retaillés à l’époque contemporaine pour élargir le passage, modifiant partiellement son aspect d’origine. La tour, classée Monument Historique par arrêté du 1er août 1974, témoigne des systèmes défensifs villageois médiévaux, bien que sa datation précise (XIIIe–XVe siècle) reste débattue.
Intégrée à l’origine à un ensemble de remparts aujourd’hui disparus, la tour servait de point de contrôle et de protection pour le village. Son architecture reflète les techniques de fortification rurales de l’époque, combinant fonctionnalité défensive (herse, voûte en berceau) et adaptation aux besoins locaux. La modification contemporaine de la porte illustre l’évolution de son usage, passant d’une fonction militaire à un rôle patrimonial. Aujourd’hui, elle reste un exemple remarquable du patrimoine médiéval occitan, bien que son état de conservation et sa localisation exacte (précision cartographique jugée « passable ») limitent son accessibilité.