Bombardement franco-turc 1556 (≈ 1556)
77 coups de canon tirés.
XVIe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour XVIe siècle (≈ 1650)
Édifiée par Gênes contre les raids.
1995
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1995 (≈ 1995)
Protection officielle du patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour (cad. B 1048) : inscription par arrêté du 24 janvier 1995
Personnages clés
Sampiero Corso - Chef militaire franco-turc
Dirigea l'attaque de 1556.
Altobello De Gentile - Seigneur de Brando
Allié des Français, résista aux Génois.
Brigidina De Gentile - Dame de Brando
Régna au XVIe siècle.
Origine et histoire de la Tour génoise
La tour génoise d'Erbalunga a été construite au XVIe siècle sur un rocher avancé en mer, à l'entrée du petit port d'Erbalunga, dans la commune de Brando. Elle faisait partie du réseau de tours littorales édifiées par la république de Gênes pour protéger la Corse des raids barbaresques, notamment turcs. Partiellement détruite, elle est aujourd'hui classée Monument Historique depuis 1995.
Erbalunga, village médiéval autour duquel s'organisait un fief créé en 1438, était un port majeur de l'île du XIIe au XVIIIe siècle. La tour, reconstruite à la fin du XVIe siècle, servait à la fois de poste de guet et de symbole de pouvoir génois. Son emplacement stratégique permettait de contrôler l'accès maritime et de communiquer avec d'autres tours, comme celles de Lavasina et Sagro, via des signaux lumineux.
Au fil des siècles, la tour a subi des dommages, notamment lors des conflits franco-génois du XVIe siècle. En 1556, elle fut bombardée par 77 coups de canon lors d'une expédition franco-turque menée par Sampiero Corso. Malgré sa dégradation progressive, elle reste un vestige emblématique de l'architecture militaire génoise en Corse, témoignant des luttes d'influence en Méditerranée.
Le village d'Erbalunga, avec ses quartiers historiques comme Torre, Cima ou Scalu, s'est développé autour de cette tour et de son port. Aujourd'hui, la tour en ruine surplombe toujours la marine d'Erbalunga, rappelant son passé maritime et stratégique. Son classement parmi les Monuments Historiques souligne son importance patrimoniale pour la région.
La tour d'Erbalunga s'inscrit dans un ensemble plus large de quatre tours génoises que comptait Brando, incluant celles de Sagro, Poretto et Lavasina. Ces constructions illustraient la volonté de Gênes de maîtriser les côtes corses, tout en servant de refuges et de points de surveillance pour les populations locales. Leur déclin coïncide avec la fin de la menace barbaresque et l'intégration progressive de la Corse au royaume de France.