Construction de la tour 1608 (≈ 1608)
Financée par les habitants de la Piève d'Ornano.
4 août 1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 4 août 1992 (≈ 1992)
Arrêté ministériel de protection.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour d'Isolella ou des Sette Navi (cad. A 1356) : inscription par arrêté du 4 août 1992
Personnages clés
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Les sources ne mentionnent aucun individu spécifique.
Origine et histoire de la Tour génoise
La tour de l'Isolella, aussi appelée torra di l'Isuledda en corse, est une tour génoise située sur la commune de Pietrosella, dans le département de la Corse-du-Sud. Construite en 1608, elle relevait de la juridiction d'Ajaccio et fut financée par les habitants de la Piève d'Ornano, une ancienne division administrative corse. Son entretien et la rémunération de sa garnison étaient assurés par la camera, une institution génoise chargée de l'administration locale. La tour, de plan circulaire, est construite en moellons de granit liés au mortier, avec un fruit marqué au-dessus d'un cordon de briques situé à mi-hauteur.
La tour présente une porte et une baie au-dessus du cordon, et est surmontée d'une terrasse dotée de mâchicoulis. À l'origine, elle ne comptait qu'un seul niveau sous la terrasse, mais un plancher a été ajouté ultérieurement pour créer un deuxième étage couvert d'une coupole. La tour a été inscrite aux monuments historiques par arrêté du 4 août 1992. Elle est aujourd'hui propriété partagée entre l'État et la commune de Pietrosella.
Comme beaucoup de tours génoises en Corse, celle d'Isolella avait une vocation défensive, visant à protéger les côtes des incursions barbaresques qui menaçaient les populations locales aux XVIe et XVIIe siècles. Ces tours faisaient partie d'un réseau plus large de fortifications côtières, symboles de la présence génoise en Corse et de leur stratégie de contrôle du littoral méditerranéen. Leur architecture standardisée, adaptée aux contraintes locales, reflète à la fois une volonté de protection et une organisation administrative centralisée.