Construction de la tour XVIe siècle (≈ 1650)
Édifiée par Gênes contre les barbaresques.
1657-1658
Massacres ottomans
Massacres ottomans 1657-1658 (≈ 1658)
Incursions meurtrières à Mandriale voisin.
14 février 1927
Classement monument historique
Classement monument historique 14 février 1927 (≈ 1927)
Inscription officielle de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour : inscription par arrêté du 14 février 1927
Personnages clés
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Origine et histoire de la Tour génoise
La tour génoise de Miomo, située sur la commune de Santa-Maria-di-Lota en Haute-Corse, fut construite au XVIe siècle dans le cadre du système défensif génois contre les raids barbaresques. Elle fait partie d’un réseau de tours littorales érigées le long des côtes corses pour alerter les populations de l’arrivée d’embarcations ennemies, notamment ottomanes. Son emplacement stratégique à l’embouchure du fiume Miomu, sur une plage de galets, en faisait un point de surveillance clé pour la piève de Lota, une région alors sous domination génoise.
Au XVIe siècle, la Corse était soumise à la République de Gênes, qui cherchait à contrôler les côtes face aux attaques répétées des pirates barbaresques. Les tours comme celle de Miomo servaient à la fois de poste de guet et de refuge pour les habitants locaux. En 1556, la piève de Lota fut divisée entre Génois et Français, et les razzias ottomanes se poursuivirent, comme en témoignent les massacres de 1657 et 1658 à Mandriale, un village voisin. La tour, classée monument historique en 1927, est aujourd’hui accolée à une chapelle dédiée à Notre-Dame du Mont Carmel, ancienne confrérie locale.
La tour de Miomo illustre l’architecture militaire génoise en Corse, caractérisée par des structures simples et robustes, conçues pour résister aux assauts. Son état de conservation exceptionnel en fait un témoignage rare de cette période troublée. À proximité, la marine de Miomo, autrefois dédiée au commerce maritime et au cabotage, s’est transformée en un quartier résidentiel de l’agglomération bastiaise. La tour reste un symbole de la résistance des communautés locales face aux menaces extérieures, dans un contexte où la Corse était un enjeu stratégique entre Gênes, la France et les puissances méditerranéennes.
Le site est également lié à l’histoire religieuse de la région, avec la chapelle Notre-Dame du Mont Carmel adjacente, qui abritait une confrérie active lors des fêtes locales. Les processions et pèlerinages, comme celui de la Settimana Santa, reflètent la persistance des traditions corses mêlant foi et identité culturelle. Aujourd’hui, la tour de Miomo attire les visiteurs pour son patrimoine historique et son cadre pittoresque entre mer et montagne, tout en rappelant les défis passés de la Corse maritime.