Projet de construction 1573 (≈ 1573)
Mentionnée dans un document génois.
fin XVIIe siècle
Privatisation de la gestion
Privatisation de la gestion fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Entretien confié à des privés.
début XVIIIe siècle
Abandon de la garnison
Abandon de la garnison début XVIIIe siècle (≈ 1804)
Tour non gardée.
29 juillet 1994
Inscription monument historique
Inscription monument historique 29 juillet 1994 (≈ 1994)
Protection officielle par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour (cad. AI 5) : inscription par arrêté du 29 juillet 1994
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire de la Tour génoise
La tour de Roccapina, aussi appelée Torra di Roccapina en corse, est une tour génoise en ruines située sur la commune de Sartène, dans le département de la Corse-du-Sud. Son édification fut projetée dès 1573 dans un document planifiant la dernière phase de construction des tours littorales de l’île. Initialement gérée par la Camera (institution génoise), son entretien et sa garnison furent privatisés avant la fin du XVIIe siècle, et elle cessa d’être gardée au début du XVIIIe siècle.
La tour adopte une structure circulaire typique, avec trois niveaux : une base aveugle, un étage percé d’une porte, et une terrasse. Les mâchicoulis traditionnels y sont remplacés par des bretèches. À l’intérieur, la pièce du premier étage est voûtée d’une coupole, et un puits dessert une citerne. La guérite d’escalier de la terrasse a aujourd’hui disparu. La tour fut inscrite comme monument historique par arrêté du 29 juillet 1994, bien qu’elle soit désormais propriété privée.
Son architecture reflète les besoins défensifs de la Corse sous domination génoise, avec des adaptations locales comme la privatisation précoce de sa gestion. Les tours génoises, disséminées le long du littoral, servaient à surveiller les côtes et à se prémunir contre les incursions barbaresques, tout en structurant le territoire par un réseau de signalisation entre les postes avancés.