Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella à Rogliano en Haute-corse

Patrimoine classé Patrimoine défensif Tour Tour génoise

Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella

  • Santa Maria
  • 20247 Rogliano
Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella
Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella
Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella
Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella
Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella
Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella
Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella
Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella
Tour génoise de Santa Maria-della-Chiappella
Crédit photo : Sylvain Guillaumon - Sous licence Creative Commons
Propriété publique

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1548-1549
Construction initiale
1573
Installation d'une garnison
XVIe siècle
Prise par les Turcs
XVIIe siècle
Usage militaire continu
1796
Occupation française
Fin du XVIIIe siècle
Endommagée par les Anglais
1991
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les ruines de la tour (cad. D 25) : inscription par arrêté du 8 mars 1991

Personnages clés

Giacomo Santo Da Mare Construiseur de la tour génoise

Origine et histoire de la Tour génoise

La tour Santa‑Maria‑della‑Chiappella, située au nord‑ouest de la rade de Santa Maria, a joué un rôle important dans l'histoire du Cap Corse. Sa construction est datée de 1548‑1549 et l'ouvrage fut achevé en octobre 1549 selon les prescriptions de l'époque : une hauteur de 68 palmi (environ 17 m), des archères, trois « troine », une porte de bois garnie de fer et une citerne de 80 meserole alimentée par les eaux de ruissellement. Remaniée à plusieurs reprises, la tour connut un usage militaire continu : elle fut prise par les Turcs au XVIe siècle, puis en 1573 le gouverneur génois y installa une garnison aux frais des seigneurs locaux, ce qui provoqua un conflit et la reprise de l'édifice par des seigneurs corses. Au XVIIe siècle, la tour servit également de lieu d'échange de captifs avec les Turcs. Les inventaires de 1617 la signalent gardée par des hommes rémunérés ; elle fut armée d'une arquebuse en 1643 et d'un fauconneau en 1667. Elle disposait encore en 1710 d'un petit détachement composé d'un artilleur et de deux soldats, et fit l'objet de divers aménagements au fil des siècles. À la fin du XVIIIe siècle la tour fut gravement endommagée par des bombardements de la flotte anglaise et, après la reconquête, occupée par les troupes françaises en 1796. Déjà considérée comme ruine au XIXe siècle, elle présente une coupe sur trois niveaux voûtés reliés autrefois par une échelle mobile ; voûtes et arcatures des mâchicoulis sont en calcaire de Tamarone. Les vestiges témoignent des différentes phases défensives et des occupations qui ont marqué le littoral nord de la commune. Les ruines de la tour sont inscrites au titre des Monuments historiques par arrêté du 8 mars 1991.

Liens externes