Frise chronologique
12–13 mai 1946
Incendie post-Libération
Incendie post-Libération
12–13 mai 1946 (≈ 13)
Dû à des feux de Bengale.
20–21 novembre 1655
Incendie dévastateur
Incendie dévastateur
20–21 novembre 1655 (≈ 21)
Seule la structure en pierre résiste.
1408
Achèvement du premier beffroi
Achèvement du premier beffroi
1408 (≈ 1408)
Tour-horloge primitive détruite en 1405.
1452–1455
Construction de la tour actuelle
Construction de la tour actuelle
1452–1455 (≈ 1454)
Financée par un impôt spécial ducal.
1656
Reconstruction baroque
Reconstruction baroque
1656 (≈ 1656)
Ajout des automates familiaux et lanterne.
10 octobre 1929
Classement monument historique
Classement monument historique
10 octobre 1929 (≈ 1929)
Protection officielle de l’État.
1948
Fin de la reconstruction
Fin de la reconstruction
1948 (≈ 1948)
Restitution à l’identique avec cuivre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de l'Horloge dite Jacquemart : classement par arrêté du 10 avril 1929
Personnages clés
| Jean II de Bourbon - Duc commanditaire |
Lèva l’impôt pour financer la tour. |
| Robert Bresmant - Fondeur de cloche |
Réalisa la cloche originale en 1455. |
| Anne d’Autriche - Marraine de la cloche |
Parraina « Marie-Anne » en 1656. |
| Marcel Génermont - Architecte restaurateur |
Dirigea la reconstruction post-1946. |
| Famille Amblard (1695–1779) - Gouverneurs de l’horloge |
Entretinrent le mécanisme pendant 84 ans. |
Origine et histoire
La tour Jacquemart est une tour horloge de 30 mètres de haut, construite au XVe siècle à Moulins (Allier). Initialement surmontée d’une flèche et de gargouilles, elle symbolisait les libertés urbaines médiévales. Son nom provient des automates jacquemarts (personnages mécaniques frappant les cloches), apparus au XIVe siècle. Ces figures, souvent en bois ou métal, représentaient des guetteurs ou des artisans, comme les serruriers nommés Jacquemart.
La construction actuelle débuta entre 1452 et 1455, financée par un impôt spécial levé par Jean II de Bourbon. La tour abritait alors un unique automate en fer peint, accompagné d’un cadran solaire et lunaire. En 1455, une aiguille en ardoise d’Orléans et des bannières armoriées couronnaient l’édifice. La cloche, fondue par Robert Bresmant, portait les armes du duc, de la duchesse et de la ville.
Un incendie ravagea la tour en 1655, ne laissant que sa structure en pierre. La reconstruction de 1656 introduisit une famille d’automates en bois recouverts de plomb : Jacquemart, Jacquette (son épouse), et leurs enfants Jacquelin et Jacqueline. Ces figures, vêtues à la mode du XVIIe siècle, frappaient trois cloches refondues (dont une de 4,2 tonnes parrainée par Anne d’Autriche). La tour fut alors coiffée d’une lanterne octogonale.
La Révolution fit disparaître la couronne royale sommital. Classée monument historique en 1929, la tour subit un nouvel incendie en 1946, causé par des feux de Bengale lors des célébrations de la Libération. La reconstruction (1946–1949) reproduisit fidèlement l’architecture antérieure, avec des automates en cuivre rouge et un mécanisme horloger moderne. Aujourd’hui, la tour se visite et reste un symbole de Moulins.
Architecturalement, la tour en grès rose combine un soubassement médiéval et une partie supérieure baroque. Le beffroi abrite un escalier à vis, une salle voûtée autrefois commerciale, et un belvédère à balustrade ornée de la croix ancrée de Moulins. Le cadran de 2,20 m de diamètre, remplacé au XIXe siècle, domine la place de l’Hôtel-de-Ville.