Frise chronologique
1491
Construction de la tour
Construction de la tour
1491 (≈ 1491)
Datation officielle de l’édifice.
1587
Restauration par Samaison
Restauration par Samaison
1587 (≈ 1587)
Travaux dirigés par Guillemot Samaison.
19 mai 1927
Inscription MH
Inscription MH
19 mai 1927 (≈ 1927)
Classement aux monuments historiques.
2021
Rachat par la ville
Rachat par la ville
2021 (≈ 2021)
Acquisition pour 40 000 €.
mars 2024
Dégagement de la salle basse
Dégagement de la salle basse
mars 2024 (≈ 2024)
Découverte d’un tunnel et galeries.
avril 2024
Orthophotographie par drone
Orthophotographie par drone
avril 2024 (≈ 2024)
Scan 3D de la structure.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Lambert (cad. AO 428) : inscription par arrêté du 19 mai 1927
Personnages clés
| Guillemot Samaison - Architecte |
Maître d’œuvre de la restauration (1587). |
| Thomas Basin - Évêque de Lisieux |
Reddition à Charles VII (1449). |
| Charles VII - Roi de France |
Prise de Lisieux sans combat (1449). |
Origine et histoire
La tour Lambert est un édifice médiéval situé à Lisieux, dans le Calvados, et constitue l’un des deux derniers vestiges des fortifications de la ville, avec un fragment de l’enceinte romaine près de la cathédrale. Construite à la fin du XVe siècle (datée de 1491) et restaurée en 1587 par l’architecte Guillemot Samaison, elle faisait partie d’une enceinte flanquée de 17 à 20 tours et percée de quatre portes, édifiée en pleine guerre de Cent Ans. L’enceinte, précédée de douves, fut partiellement détruite dès le XVIIe siècle, et ses portes supprimées entre 1797 et 1808.
La tour Lambert, inscrite aux monuments historiques en 1927, a longtemps été une propriété privée négligée. Rachatée par la ville en 2021 pour 40 000 €, elle subit des travaux depuis 2024, notamment pour réparer les dégâts causés par des infiltrations d’eau. En mars 2024, la salle basse voûtée, ornée des armoiries de Lisieux, a été dégagée de ses gravats, révélant un tunnel et quatre galeries aux fonctions encore indéterminées. Une étude par orthophotographie (drone) a été menée en avril 2024 pour documenter sa structure.
Le monument s’inscrit dans l’histoire mouvementée de Lisieux, marquée par des destructions successives : incendie en 1136, prises répétées durant la guerre de Cent Ans, et reddition sans combat à Charles VII en 1449. L’enceinte médiévale, décidée en 1407 pour englober les faubourgs, ne fut jamais achevée. Aujourd’hui, la tour Lambert et la tour Sainte-Anne (boulevard Sainte-Anne) sont les seuls témoignages visibles de ce système défensif, tandis que le tracé des remparts peut se deviner via les boulevards actuels.
Son nom est lié au manoir Lambert, bien que son usage originel reste militaire. La ville envisage désormais de l’ouvrir au public, possiblement pour des expositions temporaires, bien que sa vocation finale ne soit pas encore arrêtée. Les fouilles récentes pourraient apporter de nouvelles informations sur son rôle dans le réseau défensif lexovien.