Frise chronologique
3e quart XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
3e quart XIVe siècle (≈ 1462)
Après la prise de Caen (1346)
1497
Première mention écrite
Première mention écrite
1497 (≈ 1497)
Sous le nom tour Leroy
1860
Destruction tour aux Landais
Destruction tour aux Landais
1860 (≈ 1860)
Disparition du dispositif défensif
20 octobre 1879
Décision de conservation
Décision de conservation
20 octobre 1879 (≈ 1879)
Restauration par Gustave Auvray
19 avril 1933
Classement monument historique
Classement monument historique
19 avril 1933 (≈ 1933)
Inscription officielle
1944
Dommages lors de la bataille
Dommages lors de la bataille
1944 (≈ 1944)
Seconde restauration ultérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour Guillaume-le-Roy : inscription par arrêté du 19 avril 1933
Personnages clés
| Gustave Auvray - Architecte municipal |
Restaure la tour en 1879 |
Origine et histoire
La tour Leroy, aussi appelée tour Guillaume-le-Roy, est un vestige des fortifications de Caen, érigée au 3e quart du XIVe siècle et modifiée au XVe siècle. Construite en pierre de Caen, elle se dresse près du château et de l'église Saint-Pierre, sur la rive gauche de l'Odon. Elle faisait partie du système défensif du Bourg-le-Roi, reliée par une chaîne à la tour aux Landais (rive droite) pour contrôler l'accès au port médiéval. Un escalier extérieur permettait d'y accéder depuis la muraille.
Mentionnée pour la première fois en 1497, la tour aurait été construite après la prise de Caen en 1346. Transformée en habitation puis en prison pour contrebandiers, elle est sauvée de la destruction par le conseil municipal en 1879. Restaurée par l'architecte Gustave Auvray (coût : 16 000 francs), elle subit des dommages lors de la bataille de Caen (1944) avant une seconde restauration au XXe siècle. Son architecture cylindrique (79 m2, 4 niveaux) inclut des archères et une plateforme sommitale.
Classée monument historique en 1933, la tour Leroy illustre l'histoire militaire et urbaine de Caen. La tour aux Landais, détruite en 1860, et le comblement de l'Odon ont modifié son contexte d'origine. Aujourd'hui propriété de la commune, elle témoigne des fortifications normandes et de leur adaptation au fil des siècles.