Construction présumée 1414 (≈ 1414)
Date estimée de la tour Maillefeu.
1477
Rempart voisin
Rempart voisin 1477 (≈ 1477)
Construction d’un rempart à proximité.
1653
Représentation cartographique
Représentation cartographique 1653 (≈ 1653)
Plan gravé par Robert Cordier.
2011
Menace de destruction
Menace de destruction 2011 (≈ 2011)
Projet de parking abandonné.
24 mai 2023
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques 24 mai 2023 (≈ 2023)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La tour Maillefeu, ainsi que les sols archéologiques, situés 56 boulevard de la Portelette en totalité, figurant au cadastre, section AL, parcelle 478, telle que délimitée sur le plan annexé à l’arrêté : inscription par arrêté du 24 mai 2023
Personnages clés
Napoléon III - Empereur des Français
Ordonna le démantèlement des fortifications.
Robert Cordier - Graveur abbevillois
A représenté la tour en 1653.
Origine et histoire
La tour Maillefeu, située à Abbeville dans le département de la Somme, est le seul vestige subsistant des anciennes fortifications de la ville, démantelées sur ordre de Napoléon III. D’après les sources, cette tour daterait de 1414, bien qu’une arche et des fortifications voisines existaient déjà avant la construction du rempart de 1477. Elle est représentée sur un plan gravé en 1653 par Robert Cordier, un graveur local, attestant de son existence à cette époque.
La tour était initialement associée à un ancien pont sur la rivière Maillefeu et se trouvait entre la Portelette et l’emplacement de l’ancienne gare ferroviaire. En 2011, elle devait être détruite pour laisser place à un parking, mais grâce à l’intervention de défenseurs du patrimoine, le projet fut abandonné. Depuis le 24 mai 2023, la tour Maillefeu est officiellement inscrite au titre des Monuments historiques, protégeant ainsi ce témoignage du passé médiéval et moderne d’Abbeville.
Les éléments protégés incluent la tour elle-même ainsi que les sols archéologiques environnants, situés au 56 boulevard de la Portelette. La propriété appartient aujourd’hui à la communauté de communes. Son inscription récente souligne son importance historique et architecturale, malgré les menaces de disparition qu’elle a connues au XXIe siècle.